Co-développement

Entretiens COI-Union européenne et COI-ACP

Le secrétaire général de la Commission de l’océan Indien reçu à Bruxelles

Témoignages.re / 15 juin 2016

Dans le cadre de sa tournée européenne, Jean-Claude de l’Estrac, Secrétaire général de la Commission de l’océan Indien, s’est entretenu à Bruxelles avec le Directeur Afrique du Service extérieur européen et avec le Secrétaire général du Groupe des Etats ACP. Ces entretiens ont été l’occasion de discuter des axes de coopération entre l’Union européenne et la COI dans le contexte de l’après-Cotonou, c’est-à-dire celui des futurs accords de partenariat économique.

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Koen Vervaeke, Directeur Afrique du Service extérieur européen, a reçu Jean-Claude de l’Estrac, Secrétaire général de la COI, au siège de l’Union européenne le 13 juin 2016.

Dans le cadre de sa tournée européenne, Jean-Claude de l’Estrac, Secrétaire général de la COI et co-président du Comité de Haut niveau des organisations régionales d’Afrique australe, orientale et de l’océan Indien [1], s’est entretenu à Bruxelles, au siège de l’Union européenne, avec Koen Vervaeke, Directeur Afrique du Service extérieur européen. L’Union européenne est, en effet, le premier partenaire de la COI, avec un engagement de plus de 100 millions d’euros dans le cadre du 11e Fonds européen de développement pour la période 2015-2020.

Cet entretien a donné lieu à un large tour d’horizon de la situation politique et économique de l’Indianocéanie et à un examen des grands axes de la coopération entre l’Union européenne et la COI qui a été qualifiée de « très positive » par les deux parties. Les bons résultats opérationnels de la COI ont également été salués. Le Directeur Afrique de l’Union européenne a souligné « la nécessité d’approfondir la relation politique », en particulier dans sa composante stratégique et de sécurité. Il a également beaucoup insisté sur l’importance de la stabilité et de l’intégration régionales dont la COI est un élément moteur.

Concernant les Petits Etats insulaires en développement (PEID), le représentant de l’Union européenne a marqué un vif intérêt pour une rationalisation des critères permettant de constituer une liste agréée de PEID. Il a également été question de l’avenir de la coopération européenne dans le contexte de l’après-Cotonou [2] et de la place des îles dans ce dispositif. Jean-Claude de l’Estrac a fait part à son interlocuteur de l’engagement de la COI à « contribuer à la définition de l’après-Cotonou pour une relation rénovée, pérenne et mutuellement satisfaisante ».

Le Secrétaire général de la COI s’est également entretenu à Bruxelles avec le Secrétaire général du Groupe des Etats ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), Patrick Gomes. Cette rencontre a permis de mesurer la volonté du groupe ACP de renforcer, pour le post-2020, le partenariat avec l’Union européenne sur la base des acquis de Cotonou et de l’unité des ACP. Ces derniers travaillent sur de nouveaux thèmes fédérateurs, notamment l’économie bleue, la promotion des PEID et le développement des Etats côtiers. Jean-Claude de l’Estrac a indiqué que la COI participera activement à la mise en œuvre de la plateforme des organisations régionales des ACP pour la négociation post-Cotonou avec l’Union européenne qui démarrera en 2018. Il a également plaidé pour une meilleure reconnaissance de la place des PEID dans ce dispositif, et dans le sillage de la déclaration commune COI-Union européenne, adoptée lors de la COP 21.

[1Ce Comité de haut niveau réunit la COI, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et l’Union européenne (UE). La COI et l’UE co-président ce Comité.

[2L’Accord de Cotonou, qui régit la coopération entre l’Union européenne et les pays Afrique – Caraïbes – Pacifique (ACP), expirera en 2020. La réflexion sur la relation UE-ACP après 2020 est donc lancée.


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