Co-développement

Peuples de l’océan Indien, des Caraïbes et de l’Océanie construisent une parole commune

La Commission de l’océan Indien à Rio+20

Témoignages.re / 7 juillet 2012

Dans sa dernière lettre d’information, la Commission de l’océan Indien revient sur sa participation à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable organisée à la fin du mois dernier à Rio de Janeiro au Brésil. Voici les principaux éléments de cette participation

La COI était très présente à Rio+20, intégrée à la délégation officielle des Seychelles, pays exerçant la présidence du Conseil de la COI. Retour sur quelques-uns des faits marquants de cette participation....

Le plaidoyer de la COI relayé en partie par les Seychelles, et distribué en plénière le 21 juin 2012.
Le plaidoyer de la COI a été relayé en partie dans le discours prononcé en séance plénière par le vice-président des Seychelles, M. Danny Faure. Il a lancé un appel aux communautés des pays insulaires, notamment aux petits États insulaires, afin qu’ils travaillent davantage ensemble, en citant la collaboration existant entre les pays de l’océan Indien, le GLISPA et la Commission de l’Océan Indien autour de l’initiative Western Indian Ocean challenge. En tant que président en exercice de la COI, il a exhorté les groupements des îles des Caraïbes, du Pacifique et de l’océan Indien à collaborer activement. Le plaidoyer a été aussi, dans son intégralité, distribué aux participants de la plénière et rendu disponible sur le site des Nations unies (http://www.uncsd2012.org/rio20/statement).

La signature par la COI le 20 juin 2012 de deux protocoles de collaboration avec les régions du Pacifique et des Caraïbes.
La signature des deux protocoles de collaboration avec le Programme Régional Océanien pour l’Environnement (PROE) et le Centre de la Communauté des Caraïbes pour le Changement Climatique (5C), marque « une étape historique », selon M. Callixte d’Offay.
Elle enclenche une dynamique de coopération interrégionale qui devrait se traduire par la construction de plaidoyers communs (« La voix des PEID »), pour défendre les spécificités des PEID, notamment dans le contexte de l’architecture globale d’accès au financement de la lutte contre le changement climatique.
De nombreux PEID sont des pays à revenus intermédiaires, fortement endettés et impactés par la crise économique et financière, sans accès aux financements institutionnels, et avec des capacités souvent très limitées pour développer les cadres institutionnels nécessaires au développement durable et mettre en œuvre des projets d’adaptation au changement climatique. Les PEID sont de plus touchés de manière disproportionnée par les défis environnementaux mondiaux qui affectent notamment leurs ressources naturelles (pourtant essentielles pour leur subsistance et leurs économies), et majorent les coûts des importations stratégiques.
Ces deux protocoles de collaboration permettront aux parties signataires de développer des partenariats sur l’adaptation au changement climatique, de partager les meilleures pratiques en termes d’adaptation et de développement durable, et de contribuer à la création d’un réseau interrégional des Petits États Insulaires en Développement (PEID).

Une forte contribution de la COI ou des représentants de ses États membres à des événements parallèles plaidoyer de la COI relayé en partie par les Seychelles, et distribué en plénière le 21 juin 2012.
Du 13 au 20 juin 2012, 50.000 personnes — élus locaux, hommes d’affaires, scientifiques, militants d’ONG — ont participé à la conférence Rio+20, un forum bouillonnant de quelque 500 événements parallèles sur dix jours. Une possibilité de rencontres exceptionnelle, et une ouverture sur ce que pourrait être un jour une démocratie mondialisée. Le programme, extrêmement varié, allait de dialogues d’experts avec la société civile sur des thèmes comme l’eau, l’énergie, la sécurité alimentaire, à des conférences par exemple sur le « verdissement » de l’économie chinoise...

En écho à Rio+20, un Dialogue Global à Maurice

La COI et le projet ISLANDS ont été partenaires des Dialogues Globaux (Global Dialogues) organisés à Maurice les 23 et 24 juin 2012, en écho à Rio+ 20.

Maurice et 15 autres pays ont participé à cette initiative internationale qui rassemble des individus, des organisations, des réseaux et des pays du monde entier pour imaginer et créer ensemble un avenir où les hommes et la nature prospèrent ensemble, durablement.

Les GD font partie du projet mondial « One Future, One Planet », initié en novembre 2011 par Telma Gomes et Sanley Nyoni.

Un rapport national a été présenté le 7 juin 2012 à la délégation de Maurice qui s’est rendue par la suite à Rio+20, et un rapport international, combinant les rapports des différents pays a été remis à la conférence de Rio +20 pour inciter les dirigeants mondiaux à prendre des décisions plus conformes à ce que les gens souhaitent vraiment pour leur avenir et celui de leurs sociétés.

Ce processus multilatéral vise aussi à aboutir à Maurice à des propositions d’actions concrètes. À cet effet, l’ONG ELIA (Ecological Living In Action), qui coordonne cette initiative à Maurice, a conçu un processus en cinq étapes : « Connect » (se connecter), « Envision » (élaborer ensemble une vision), « Engage » (s’engager), « Reflect » (réfléchir) et « Share » (partager).

La COI et le projet ISLANDS (financé par l’Union européenne) financent aussi la production d’un film qui retracera la méthodologie des Global Dialogues, afin de la partager avec les autres îles de la région, et même au- delà, avec d’autres PEID.


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