Co-développement

Pourquoi parler à la place des Réunionnais ?

Nouvelle illustration de l’impasse

Manuel Marchal / 21 mai 2015

La conférence des partis progressistes de l’Océan Indien qui se tenait dans les années 1970 a jeté les bases de la COI. Le PCR fait partie des fondateurs de cette conférence. C’est donc grâce aux Réunionnais que la France a le droit de participer à la COI. Elle ne doit pas en abuser pour parler à la place des Réunionnais. Le silence des représentants de la Région et du Département sur cette question est très inquiétant.

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Dans la conférence des partis progressistes de l’océan Indien, La Réunion était représentée et parlait au nom de La Réunion, pas de la France.

La Réunion représentée par une fonctionnaire du ministère français des Affaires étrangères dans un Conseil des ministres de la Commission de l’océan Indien : cette situation ne manque pas d’interpeller tous les observateurs. En effet, le Parti communiste réunionnais est une des organisations qui a contribué à la création de la COI. Au départ, la conférence des partis progressistes de l’océan Indien a jeté les bases du co-développement.

La COI est venue dans le prolongement de ces actions. L’adhésion de La Réunion à la COI a permis à la France d’avoir un siège dans cette organisation. Jusqu’en 2010, les Réunionnais arrivaient à se faire entendre dans les débats. Paul Vergès était président de Région, il conduisait la délégation qui venait défendre les intérêts des Réunionnais. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Région et Conseil départemental laissent la France prendre la tête, et c’est une fonctionnaire française, l’ambassadrice à la coopération régionale, qui parle au nom des Réunionnais. Les autres membres de la COI ont à la tête de leur délégation des représentants de leur peuple. Le silence des représentants de la Région et du Département sur cette question est très inquiétant.


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