Co-développement

Réussir à enseigner le Chinois dès l’école élémentaire

Réunion des 25 Instituts Confucius installés dans les États d’Afrique

Témoignages.re / 23 août 2010

Les responsables de 25 instituts Confucius créés dans 18 pays d’Afrique et les dirigeants du bureau du Conseil international pour la promotion de la langue chinoise (Hanban) se sont réunis le 12 août dernier à Yaoundé pour la 3ème conférence annuelle de ces instituts à vocation pédagogique et culturelle.

La réunion des 25 Instituts Confucius créés dans 18 pays d’Afrique a été ouverte par le ministre camerounais de l’Enseignement Supérieur, Jacques Fame Ndongo, en présence de Mme Xu Lin, directrice générale de Hanban, et de l’ambassadeur de Chine au Cameroun, M. Xue Jinwei. L’un des objectifs de cette rencontre est d’adopter une stratégie visant à rendre plus performants les programmes de formation proposés par ces structures.
Durant cette conférence de deux jours, les représentants des Instituts Confucius d’Afrique ont partagé leurs expériences sur la formation des enseignants locaux désirant enseigner le chinois dans les établissements scolaires, a annoncé Mme Xu.
La réflexion porte également sur l’intégration de la langue chinoise comme une unité d’enseignement optionnelle dans les programmes universitaires et son enseignement dans les établissements scolaires primaires et secondaires, selon le directeur général de Hanban.
À la suite de la première à Beijing en 2008, cette conférence à Yaoundé est la deuxième en Afrique après celle tenue en octobre 2009 à Nairobi au Kenya. Outre le Cameroun, elle rassemble les représentants du Mali, du Maroc, de l’Afrique du Sud, de Madagascar, de l’Égypte, du Bénin, du Kenya, du Liberia, de l’Éthiopie, de la Tunisie, du Nigeria, du Botswana, du Soudan, du Togo, de la Zambie et du Zimbabwe.
Selon le ministre Fame Ndongo, trois ans à peine après son inauguration, le jeune Institut Confucius de Yaoundé constitue un maillon important des relations si solides qui existent entre le Cameroun et la Chine. Le recteur de l’Université de Yaoundé II dont il dépend, Jean Tabi Manga, a souhaité qu’il devienne « une plateforme économique entre les hommes d’affaires camerounais et chinois ».
« Pour certains jeunes en Afrique, la maîtrise du chinois paraît parfois comme une opportunité de travail ou un plus pour sa carrière, ce qui témoigne de la motivation en Afrique de l’apprentissage de cette langue différente par rapport à celles d’autres régions. En Europe, par exemple, les gens sont attirés par les cours de chinois plutôt par passion culturelle », a expliqué Mme Xu Lin lors d’une interview avec Xinhua.
De ce fait, les instituts Confucius en Afrique doivent se perfectionner et apporter plus de soutien pratique à leurs élèves, dit-elle.
« Avec la formation des jeunes talents maîtrisant plusieurs langues et en raison de la croissance des activités économiques et commerciales entre la Chine et les pays d’Afrique, les Instituts Confucius en Afrique joueront pleinement leur rôle et serviront mieux à la vie économique et sociale du pays », explique Mme Xu.


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