Co-développement

Vivent La Réunion et l’Inde « ansanm » !

Magnifique soirée à Saint-Denis pour célébrer le 65ème anniversaire de la République Indienne

Témoignages.re / 27 janvier 2014

Samedi soir, la grande salle du théâtre de Champ-Fleuri était complètement pleine à l’invitation du consul général de l’Inde à La Réunion, George Raju, à l’occasion du 65ème anniversaire de l’instauration de la Constitution de la République indienne le 26 janvier 1950. Cela, près de trois ans après la libération du pays du colonialisme britannique et son indépendance le 15 août 1947.

La célébration de cet anniversaire s’est faite notamment en partenariat avec le Conseil général de La Réunion et elle a été ouverte par une proclamation très émouvante de l’hymne national indien par le chœur Raga Anjali. Ensuite on a entendu l’hymne national de la France mais hélas il n’y a pas eu celui de La Réunion, alors que de plus en plus d’artistes réunionnais expriment leur amour pour La Rénion nout péi, nout nasion. Sur scène, il y avait aussi le drapeau de l’Inde et celui de la France mais pas le drapeau réunionnais…

Or, les divers orateurs qui ont pris la parole après les hymnes ont mis avec raison l’accent sur la nécessité de renforcer les liens entre l’Inde, une de nos terres ancestrales, et La Réunion. Ainsi, par exemple, George Raju, après avoir souhaité chaleureusement en langue créole aux Réunionnais « bonn ané zot toute en 2014 », a rappelé que depuis quelques années des accords ont été conclus entre La Réunion et l’Inde pour permettre à nos peuples de relever les grands défis auxquels ils sont confrontés.
Les autres intervenants — le maire de Saint-Denis, la présidente du Département et le préfet — ont également plaidé en faveur du renforcement du partenariat entre l’Inde et La Réunion ; et cela dans tous les domaines (économique, social, culturel, environnemental…). Cela est d’autant plus important, comme l’a dit Nassimah Dindar, que nous devons valoriser « la part indienne en nous de notre identité réunionnaise commune » et que nous devons « assumer notre double ancrage : européen et indianocéanique ».

De fait, ces interventions justifient les combats menés depuis des dizaines d’années par le Parti Communiste Réunionnais et d’autres organisations démocratiques pour en finir avec l’assimilation néo-coloniale à la France et construire un co-développement régional solidaire avec tous les peuples de l’Indianocéanie, sans exclure bien sûr un partenariat équitable de La Réunion avec la République française et l’Union européenne. Et les réformes institutionnelles à mettre en œuvre au plus vite doivent aller dans ce sens.

Cette soirée à la fois commémorative et festive s’est poursuivie avec d’admirables prestations de nombreux artistes : musiques, chants et danses, présenté(e)s notamment par les chorégraphes de Gujarati Samaj, les danseurs et musiciens du Conservatoire à Rayonnement Régional et le groupe de Maya Kamaty, cette musicienne et chanteuse de grand talent, qui a été proclamée lauréate du prix "Musiques de l’océan Indien" en 2013. Avec ses dalons également talentueux (Moana Apo, Édouard Lauret et Stéphane Lépinay), la fille de Gilbert Pounia a chanté — entre autres — "Ansanm", qui a dû beaucoup faire penser au public dans l’esprit de cette belle soirée : vivent La Réunion et l’Inde « ansanm » !

Correspondant


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