Edito

2012, année de l’adaptation aux changements climatiques ?

J.B. / 31 décembre 2011

L’année 2011 s’achève sur la menace d’un désastre aux conséquences multiples : notre planète Terre se réchauffe. Dix ans après Kyoto, la prise de conscience politique est insuffisante. À Durban, au début de décembre, la communauté internationale a constaté que presque rien n’a changé dans notre manière de vivre. Pire, le modèle dominant est en train de s’imposer : on parle des « nouveaux riches » ! Ils sont pires que leurs aînés.

Les « nouveaux riches » veulent brûler les étapes, gagner beaucoup en peu de temps. Ils ne s’embarrassent pas des précautions environnementales. Ils vont accélérer la descente à l’abîme des grands équilibres écologiques, en un temps record. Nous n’y échapperons pas ! La sécheresse, les inondations, les vents violents, la houle, la fonte des glaciers sont des signes qui soulignent un changement profond.

La honte des riches, c’est par exemple le retrait du Canada du protocole de Kyoto, sous prétexte que cela nuit à la compétitivité de l’économie canadienne ! Il sous-entend que cela freine l’enrichissement rapide. La honte des nouveaux riches c’est par exemple l’exploitation intensive des espaces naturels dans le but de spéculer. Ce n’est pas un hasard si le haut du palmarès est occupé par des agents de l’immobilier spéculatif.

Est-il trop tard ?

Paul Vergès dit souvent qu’il est très tard, mais jamais trop tard... pour peu qu’on agisse dans le bon sens. Prenons l’exemple de 2 collectivités.

La commune de Le Port a participé au sommet mondial de Durban. Elle a signé avec des centaines d’autres « gouvernements locaux », un protocole d’interventions multiples épousant le concept « d’adaptation », cher à Paul Vergès qui préside aux destinées de l’ONERC depuis 10 ans. C’est la preuve que tout n’est pas perdu et qu’il y a encore de l’espoir. Pour peu que l’initiative soit relayée par d’autres Collectivités.

La Région Réunion est la plus importante collectivité de notre île, elle a en charge l’aménagement du territoire, les transports ferroviaires, l’énergie, etc. Elle n’était pas présente, car elle poursuit une politique du tout automobile après la suppression du Tram-train.

Voici une éclatante démonstration qu’on ne décide pas innocemment. L’année 2012 pourrait voir un sursaut collectif à la hauteur de la prise de conscience de la catastrophe qui s’annonce. On verra dans les programmes des candidats à la présidentielle.

J.B.


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