Edito

2016, année la plus chaude et conséquences à La Réunion

J.B. / 20 janvier 2017

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L’année 2016 est bien l’année la plus chaude jamais mesurée. C’est ce que confirme l’Organisation météorologique mondiale. 2016 dépasse donc 2015 où des températures exceptionnellement élevées avaient été mesurées. Petteri Taalas, secrétaire général de l’OMM, a souligné qu’outre les températures, les indicateurs à long-terme des activités humaines ayant un impact sur le climat ont atteint des sommets en 2016. La concentration dans l’atmosphère de gaz à effet de serre tels que le CO2 ou le méthane ont atteint un nouveau pic. « Ensemble ils contribuent au changement climatique », a dit le secrétaire général de l’OMM.

En moyenne, 2016 a été plus chaude de 1,1 degré que l’époque préindustrielle, c’est-à-dire quand le modèle capitaliste a commencé à s’étendre dans le monde. Rappelons qu’à la COP 21 en 2015, l’Accord de Paris adopté fixe à bien moins de 2 degrés, voire 1,5 degré l’augmentation de la température moyenne à ne pas dépasser. L’accord a été ratifié en novembre dernier. Il est donc opposable aux décisions prises par les États et les collectivités. Or ce nouveau record de chaleur réduit encore plus les marges de manœuvre. Il appelle à une accélération de la prise de conscience et de l’application de mesures concrètes pour atténuer le changement climatique.

Le climat n’a pas de frontière. La Réunion n’est pas une île sous cloche. Elle connaît actuellement un phénomène climatique qui n’est pas courant, ayant pour conséquence une sécheresse. Une fois de plus se pose le problème de l’adaptation. Le combat mené par Paul Vergès dans ce domaine à travers notamment l’ONERC montre une nouvelle fois sa justesse. Un combat que les communistes se sont engagés à poursuivre.

J.B.