Edito

A court d’argent, les Etats-Unis donnent congé à 800.000 fonctionnaires fédéraux

Témoignages.re / 2 octobre 2013

Le budget fédéral des Etats Unis est déficitaire depuis longtemps. Pour pouvoir payer ses dépenses, il doit s’endetter. Mais pour cela sont les parlementaires qui votent le niveau de l’endettement. Actuellement, le plafond de la dette est fixé 16.700 milliards de dollars, mais cette somme est insuffisante. Les Américains vivent au dessus de leurs moyens, et ils font croire qu’ils sont riches.

En effet, l’endettement maximum autorisé a été épuisé vers le milieu de cette année. Depuis cette date, le gouvernement vit donc avec des arrangements pour éviter un défaut de paiement. Il bricole, en attendant que les représentants du Sénat et de la Chambre se mettent d’accord pour un relèvement du plafond de la dette.

Hélas, une bonne partie des parlementaires, des Républicains surtout, ont conditionné leur soutien à la suppression de « l’Obamacare » : une loi qui oblige tous les citoyens de disposer d’une assurance santé. Obama refuse de céder, et la date butoir pour négocier un nouveau plafond de la dette a été fixée au 17 octobre. Sans cet accord, les Etats Unis connaîtront de graves problèmes de paiements de leurs échéances de dépenses.

Cette situation est surprenante, car au début du mois d’octobre, le Président Obama avait envisagé de bombarder la Syrie, donnant ainsi aux yeux du monde entier l’impression qu’il avait de l’argent à gaspiller dans les bombes ! Heureusement, Poutine est venu lui apporter la solution nécessaire. Cette remarque vaut aussi pour la France, où François Hollande s’apprêtait à déclencher des frappes militaires sur la Syrie. D’après le "Nouvel Observateur", c’est Obama qui l’en aurait dissuadé. Nous avons donc échappé belle au déclenchement d’une guerre, alors que le budget français est aussi soumis à une cure d’austérité.

 J.B. 


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