Edito

À Maurice, Didier Robert vante les mérites de ses prédécesseurs

J.B. / 19 octobre 2012

Actuellement, se tient à Maurice, une rencontre inter-île sur le Développement durable. Dans une interview à “l’Express”, Didier Robert fait un bilan positif de la politique de la Région Réunion en la matière. À la tête de l’institution depuis seulement 2 ans, l’exposé porte évidemment pour l’essentiel, sur le travail réalisé par les 2 précédentes mandatures de Paul Vergès.

Il parle, beaucoup.

Après avoir parlé de l’expertise réunionnaise en matière de biodiversité, il dit : « Notre deuxième domaine d’action stratégique développé, c’est d’agir et d’anticiper les impacts possibles du changement climatique. Dans cette perspective, la Région Réunion s’est fixée des objectifs ambitieux en matière d’autonomie énergétique tant du point de vue de la consommation d’énergie électrique que de celui des déplacements, de l’urbanisme et des énergies renouvelables. En ce qui concerne l’autonomie énergétique, la Région Réunion oeuvre au développement de différentes filières d’énergie renouvelable, de l’éolien et du photovoltaïque en passant par des filières nouvelles comme l’énergie thermique des mers, l’énergie de la houle ou l’expérimentation de nouvelles technologies ». Voici un autre extrait : « Sur le plan des énergies renouvelables, La Réunion dispose déjà d’une vraie expérience et d’une compétence reconnue. Qu’il s’agisse de l’hydraulique, du solaire, notre notoriété est déjà importante. C’est vrai si l’on retient l’exemple des fermes photovoltaïques : quatre des dix plus grandes fermes photovoltaïques de France sont opérationnelles à La Réunion, y compris la plus grande de 13,5 mégawatts... ». Il parle aussi des déchets à valoriser et de la politique de chauffe-eaux solaires. C’est une revue des détails complets comme on dit dans les régiments. Que d’éloges !

Cela aurait pu être un éloge partagé si durant tout le temps qu’il a passé au Conseil régional, il ne s’était pas englué dans le sectarisme le plus vil, en s’opposant systématiquement aux projets les plus essentiels de la mandature. Même ceux financés et soutenus par le gouvernement issu d’une majorité dont il en est membre.

Cela n’aurait pas diminué sa démonstration, s’il avait pu mentionner le tram-train, la MCUR, deux projets importants qu’il a supprimés, et dont le financement était assuré.

Point de développement durable sans une nouvelle culture, des nouvelles valeurs et une nouvelle mentalité politique.

 J.B. 


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