Edito

Affaire Volkswagen : crise du modèle que la COP21 doit remettre en cause

J.B. / 24 septembre 2015

A quelques semaines de la Conférence de Paris sur le climat, le premier constructeur automobile mondial est dans la tourmente. Volkswagen a avoué avoir installé sur des véhicules à moteur diesel un programme permettant de tricher lors du passage des contrôles anti-pollution. C’est un comble pour un industriel qui avait justement mis en avant sa capacité à produire des voitures fonctionnant avec un diesel « propre ». Dévoilée aux États-Unis, l’affaire s’étend dans plusieurs pays. Des millions de véhicules sont concernés.

Les voitures à moteur diesel sont déjà accusées d’être responsable de la mort de nombreuses personnes chaque année. Elles rejettent des micro-particules qui vont se loger dans les alvéoles des poumons. Cette pollution discrète touche donc toute la population, et c’est une véritable bombe à retardement.
C’est pourquoi logiquement les contrôles devraient être encore plus drastique. Pour protéger les habitants de sa commune, la Mairie de Paris a choisi d’interdire progressivement la circulation des véhicules diesel sur son territoire, en commençant par les plus anciens.

Cette affaire met le doigt sur le défi qui attend la COP21. Pour augmenter leur profit, des industriels ne s’embarrassent pas de scrupules et mettent la vie des gens en jeu, sans compter les attaques à la biodiversité. C’est ce système qui est en place, et qui utilise pour se développer des énergies polluantes. Il est totalement dans l’impasse, c’est ce que montre l’affaire Volkswagen.

La réduction puis la suppression des émissions de gaz à effet de serre impose donc une remise en cause de ce modèle. C’est pourtant possible. Entre 1998 et 2010, La Réunion avait montré une autre voie en se lançant dans la bataille pour l’autonomie énergétique en 2025 grâce aux énergies renouvelables. Cet objectif concilie la protection de l’environnement et la création d’emplois. Gageons qu’au mois de décembre, cette marche vers le progrès puisse reprendre. La Réunion n’est pas la seule à en avoir besoin, le monde entier est concerné.


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