Edito

Akoz nou na poin lo droi ?

LB / 2 juin 2010

Dans toute la France, en Europe et dans le monde entier sont réalisés, étudiés et programmés des moyens de transports ferroviaires : trains à grande vitesse, tramways, trains express régionaux etc… Ces équipements sont considérés par les plus hautes instances internationales et par les décideurs à tous les niveaux (continental, national, régional, communal) comme des moyens idéaux pour les transports de marchandises et pour les déplacements des personnes.
En France, par exemple, depuis 1985, où fut mise en service à Nantes la première ligne de tramway moderne, ce mode de transport s’est développé, jusqu’à équiper déjà une vingtaine d’agglomérations, sans compter les réseaux étrangers qui ont une partie de leur parcours dans l’hexagone. Et les médias soulignent que l’on voit aussi apparaître une nouvelle forme d’exploitation intermédiaire entre train et tramway, le tram-train, comme les lignes transfrontalières entre l’Allemagne et la Lorraine depuis 1997 ou celles entre la Suisse et le Midi depuis 2001.

Restons dans l’Est de la France et dans l’actualité : la population de la région de Mulhouse, sous-préfecture du Haut-Rhin en Alsace, bénéficie depuis quelque temps de l’extension du tramway avec trois nouvelles stations. Celles-ci permettront au réseau de transports en commun mulhousien de disposer d’ici un peu plus d’un an du premier tram-train de France.
Ce réseau, avec une rame toute les 4 à 6 minutes en heure de pointe, emploie des centaines de personnes, est fréquenté par des dizaines de milliers d’usagers chaque jour et il embellit toutes les agglomérations qu’il traverse. Il a été mis en service sous l’impulsion notamment d’un maire socialiste devenu sarkozyste et il a été inauguré officiellement en mai 2006 par le président de la République, Jacques Chirac.

Voilà comment et pourquoi des citoyens français peuvent bénéficier des réalisations d’équipements publics évitant les impacts négatifs du tout-automobile : perte de temps, perte d’argent, pollution de l’environnement, gaspillage des terres… Ces équipements s’inscrivent dans le cadre d’une politique des déplacements durable et l’Etat favorise leur fonctionnement en versant une dotation ferroviaire aux collectivités concernées.
La suppression du tram-train aura un coût terrible pour les Réunionnais dans tous les domaines et elle montre donc que certains responsables politiques ne veulent pas le développement de La Réunion. Partout dans le monde, on crée un service moderne comme le tram-train : akoz nou na poin lo droi ?

L. B. 


Kanalreunion.com