Edito

Après les menaces sur la filière canne, l’alerte du PCR sur la remise cause de la sur-rémunération commence à faire des vagues

J.B. / 31 juillet 2014

Le PCR a rendu public lundi un rapport édité par le Sénat. Il a rappelé que le document est publié depuis le 9 juillet. Dans un soucis de débat démocratique et de transparence, le PCR a fait connaître l’essentiel du contenu et appelé à la concertation. Ce dossier intervient après l’annonce faite par le PCR sur les menaces qui pèsent sur l’avenir de la filière canne.

Sur ce dernier point, tout le monde connaît la pertinence de l’analyse du PCR. Quelle que soit l’opinion politique ou syndicale des planteurs, des ouvriers d’usines, cadres et des chefs d’entreprises liés à la filière, tous remercient le PCR d’avoir lancé l’alerte avant l’arrivée du Président de la République. Car, les faits donnent hélas raison au PCR : la suppression des quotas sucriers et des prix garantis, en 2017, signe la mort d’un pan entier de notre économie. Le PCR dit : sans une décision claire et franche du Président de la République en faveur de la survie de la filière, c’est fini. Et, cela au moment où la demande mondiale en sucre est en pleine croissance ! Les conséquences collatérales seront incalculables.

Sur le premier point, là aussi l’analyse du PCR est pertinente et connue depuis longtemps. En bref, il y a une histoire de la sur-rémunération dont les conséquences ont occasionné des inégalités et des injustices. Au bout d’un demi siècle, une réalité s’est imposée : le système n’est pas viable et des menaces pèsent sur l’avenir. Dans un rapport, le Sénat demande au gouvernement de prendre des mesures opérationnelles pour réviser le système de sur-rémunération. En tant que parti responsable, le PCR alerte les intéressés et souhaite un large débat démocratique.

Si le PCR peut se satisfaire de l’avancée du débat, il affirme que les préconisations sont insuffisantes car elles ne protègent pas suffisamment les intérêts de La Réunion et des fonctionnaires. Il appelle à la concertation de tous les acteurs. La FSU a déjà répondu dans un communiqué dont les trois quarts du texte ne sont que des procès d’intention et des accusations gratuites envers le PCR. Etonnant, mais nous en avons l’habitude depuis plus d’un demi siècle.

Nous resterons positifs en retenant l’essentiel : « En ce qui concerne le SDUCLIAS FSU, nous n’avons besoin d’aucun parti politique pour décider de ce que nous devons faire et il n’y aura pas de compromis non plus, ce qui ne ferme pas la porte à une discussion sérieuse et objective sur le sujet. » La sagesse finira bien par l’emporter. Notons que pour la première fois, un tel rapport est présenté au nom de tous les courants politiques représentés au Sénat. Tous les sénateurs de La Réunion font partis de la « délégation outre-mer ».

J.B.


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