Edito

Assurances et préventions anti-cycloniques : pensons aux humains

J.B. / 15 octobre 2012

Tornades en France et première dépression cyclonique dans l’océan Indien nous rappellent que nous sommes également rentrés dans la période cyclonique 2012-2013. Espérons que les services de la sécurité civile accordent plus d’importance à la prévision des risques et qu’ils responsabilisent davantage la population.

En Vendée, une mini-tornade a balayé un village près de La Roche-sur-Yon causant beaucoup de dégâts matériels, mais pas de victime. En une dizaine de minutes, une centaine de maisons a été touchée et des toits se sont envolés. L’école et l’église ont connu également des déboires. Les gens ont eu très peur, en particulier, les personnes âgées. Une autre s’est abattue sur la région de Marseille et a balayé une superficie de 20 hectares, causant des dégâts matériels considérables. Là, encore, cela s’est passé très vite et les gens ont eu très peur.

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(photo darchives M.M.)

Plus près de nous, là où naissent habituellement les cyclones, on a découvert une formation dépressionnaire qui s’est vite muée, en cyclone intense. Il se déplace à faible allure et évolue dans le sens ouest-sud-ouest. Ce qui semble préserver les Mascareignes, sauf s’il y a changement de trajectoire. Dénommé Anaïs, le phénomène n’a pas encore d’influence sur nous.

Ces évolutions sont surprenantes pour cette période d’octobre. De plus, si nous, nous entrons dans la période chaude, estivale, c’est le contraire, en France, où on s’achemine plutôt vers la saison hivernale. Pour l’instant, les dégâts sont d’ordre matériel et appellent à la vigilance toutes les personnes et autorités qui ont en charge des biens matériels précieux.

En particulier, de nombreuses personnes ne sont pas assurées et risquent de tout perdre. Les pouvoirs publics doivent absolument prendre des décisions qui s’imposent pour assurer les gens vulnérables. Souvent ce sont des pauvres. Les services de la sécurité civile doivent donner des informations et consignes claires, susceptibles de mieux éduquer la population et sensibiliser l’opinion sur les risques encourus. À La Réunion où 300.000 personnes sont à la CMU et 120.000 sont illettrées, il y a lieu de s’assurer qu’elles y sont bien préparées. Trop souvent le matériel est bien à l’abri, mais pas les humains.

J.B.


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