Edito

Aucune perspective pour ceux qui souffrent

J.B. / 23 novembre 2012

Les évènements qui ont eu lieu au sommet de l’UMP font les choux gras de la presse et des médias. Ils envoient à une opinion de plus en plus sceptique sur la politique partisane une bien mauvaise image, à la limite du caricatural. En interne à l’organisation, la division aura fini du dernier carré des idéalistes. Ainsi va la vie dans tous les partis politiques où l’intérêt des personnes prime sur le projet collectif et l’action unitaire. Sarkozy a poussé à l’extrême la personnalisation de la fonction présidentielle au sein de son parti, puis à la tête du pays. La découverte d’une fraude qui pourrait inverser les résultats est venue accentuer l’ambiance de la division au sein de l’UMP.

L’autre grand parti de l’alternance, le Parti socialiste, aurait tort de se réjouir du malheur qui arrive à l’adversaire.

Les Français ont encore en mémoire la confrontation qui avait eu lieu entre Martine Aubry et Ségolène Royal pour la direction du PS. Le score était très serré et on a assisté à un psychodrame où les soupçons de fraude s’étalaient dans les médias. En particulier, à La Réunion où Saint-Joseph était montré du doigt et Annette avait ironisé sur ce résultat. Dans Wikipédia, il est écrit : « Des erreurs dans le comptage et la transmission des voix sont relevées dans plusieurs fédérations.

Le camp de Ségolène Royal propose d’annuler le scrutin et de procéder à un nouveau vote, alors que Pierre Moscovici propose une direction collégiale et Robert Badinter de faire revoter uniquement les sections litigieuses, mais le camp de Martine Aubry refuse ces propositions.

La commission de récolement examine les 24 et 25 novembre les procès-verbaux des fédérations, corrige les erreurs relevées, avant de transmettre les résultats définitifs au Conseil national du PS, réuni le soir du 25 novembre, qui entérine le rapport de la commission, confirmant l’élection de Martine Aubry avec 102 voix d’avance sur Ségolène Royal ».

Quatre années séparent les 2 évènements alors que le pays connaît l’une des crises les plus graves de son histoire. Un tel parallèle signifie que le modèle politique français marque le pas. Diriger la France avec la moitié des électeurs ou diriger les grands partis en se privant de l’autre moitié des adhérents n’apporte aucune perspective qui garantisse aux Français une vie meilleure.

J.B.


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