Edito

Barak Obama : la couleur n’est qu’une illusion

J.B. / 23 juin 2015

Les observateurs et analystes du monde entier n’ont pas hésité à faire le lien entre le symbole de l’élection à la Présidence des Etats Unis de Barak Obama et le racisme qui a conduit à la tuerie de Charleston. Pourquoi un tel fossé ? Va-t-il terminer ses 2 mandats présidentiels sur la crise raciale ?

L’accession d’un Noir à la tête de l’Amérique a été saluée comme un exemple d’une société de progrès capable de dépasser le clivage racial qui a dominé l’histoire des Etats Unis, notamment durant la période l’esclavage. La responsabilité de Obama était de se montrer digne de l’espoir que le peuple avait placé en lui. Hélas, la déception est grande. Jusqu’à maintenant, c’était des policiers blancs qui tiraient sur des Noirs, sans défense. Ils ont tous été relaxés même lorsque l’évidence était établie. Il n’a jamais saisi ces moments de crise pour élever le débat à un niveau sociétal. Il a réduit cette affaire de Charleston à un fait divers et proposé de règlementer la possession des armes à feu. Il a déclaré : “Une fois de plus, des innocents ont été tués parce que quelqu’un qui voulait faire du mal n’a eu aucune difficulté de mettre la main sur un révolver”.

Or, le jeune qui commis cet acte a révélé qu’il est venu dans l’église. Il est resté de longues minutes, puis il a pris son arme et a tiré. Comment la société américaine, son école et ses institutions ont pu générer une telle éducation et de tels comportements ? De son interrogatoire, il justifie son acte racial. Probablement, pour une bonne partie de la société, il est un héros. Comment ne pas lier l’impunité des policiers et cette barbarie ?

L’opinion retiendra comme un échec personnel la résurgence des actes racistes sous la magistrature d’Obama. Au lieu d’offrir à la société américaine un projet de Fraternité, il a continué la même politique que ses prédécesseurs. Il a oublié la cause des Noirs. Ironie de l’Histoire, un autre Noir avant lui s’était vanté d’avoir eu une carrière exemplaire, c’était Colin Powell, patron de la Défense. En 2012, il s’est senti obligé d’écrire un livre pour s’expliquer sur les mensonges proférés à l’ONU pour justifier la guerre en Irak. Dix ans après le déclenchement de la guerre, il déclare :”mon plaidoyer pour la guerre restera comme une tâche sur ma réputation”. Ainsi, il est plus préoccupé par sa réputation ternie au lieu du chaos qu’il a alimenté. Il n’est pas poursuivi pour crime…

Faut-il rappeler que Colin Powell, Barak Obama, Condoleezza Rice,.. sont des serviteurs zélés du système américain, raciste et militariste. La couleur de ces dirigeants politiques n’est qu’une illusion.


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