Edito

Chercher une vie meilleure et finir dans une catastrophe...

J.B. / 16 mai 2014

Un kwassa-kwassa chavire dans le bras de mer séparant Anjouan et Mayotte : 35 morts. Une explosion, suivie d’un incendie, emporte près de 400 vies au fond d’une mine à charbon en Turquie. Un bateau transportant des migrants provenant de Libye coule pleine mer près de l’Italie : un peu plus de 200 sont sauvés, mais des dizaines d’autres sont portés disparus,...en Corée du Sud, au Bangladesh, des ferries sombrent en faisant des centaines de victimes. Passées les premières émotions, la vie continue.

L’actualité nous ramène à la réalité : des personnes, comme chacun d’entre nous, tentent tout pour trouver une vie meilleure. Elles n’hésitent pas à mettre leur vie en danger contrairement à d’autres qui disposent d’une vie confortable et de moyens plus sûrs. Tant mieux pour ces derniers, mais rien ne les autorise à mépriser leurs frères et sœurs d’infortune.

Pourtant, combien de fois n’avons-nous pas entendu des réactionnaires traiter des pauvres travailleurs de tous les noms. Souvent, même, des personnes, au demeurant forts sympathiques, se laissent aller à des propos peu amènes envers des chômeurs. Des gens qui se qualifient de gauche disent qu’il faut supprimer l’aide sociale. Ainsi d’après eux, les chômeurs seraient obligés d’aller chercher du travail. Ce qui sous entendrait que les chômeurs seraient donc responsables de leur propre situation.

Les catastrophes de ces jours-ci montrent, s’il fallait encore convaincre, que le chômage est un véritable fléau et que cela ne sert à rien de mépriser les victimes de crises structurelles. Ce sont les structures inégalitaires et injustes de la société qu’il faut remettre en cause. Dans le cas de La Réunion, les réformes structurelles devraient permettre d’offrir un travail à tous, alors qu’actuellement seule une petite minorité d’égoïstes profite de cette société.

J.B.


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