Edito

Climat : le changement de mentalité est absolument nécessaire

Témoignages.re / 3 décembre 2012

Cela fait une semaine maintenant que Doha, capital du Qatar, accueille la Conférence de l’ONU sur les changements climatiques. L’objectif est de demander aux pays en développement d’agir plus en faveur du défi du changement climatique, en particulier en supprimant la masse de gaz carbonique. Au bout d’une semaine, rien n’a avancé.

Or, selon le “Quotidien du Peuple”, journal du Parti communiste chinois, la responsable de l’ONU sur le climat avait déclaré que les présentes discussions viseraient à élaborer les dispositifs détaillés de la seconde période d’engagement du Protocole de Kyoto, un accord juridiquement contraignant imposant aux pays industrialisés de réduire leurs émissions de gaz carbonique.

Quant à la secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Christiana Figueres, elle a déclaré lors de cette conférence que les négociateurs tenteraient de parachever une partie du travail initié lors des Conférences des parties (COP) passées, et en particulier des progrès entamés à Bali.

Les positions des parties ne sont pas claires à ce stade initial des négociations, a souligné un participant. « Nous souhaitons que les réunions ministérielles de la semaine prochaine débouchent sur des consensus et des solutions susceptibles d’être acceptées par tous », a-t-il dit.

Les États-Unis, de leur côté, malgré la promesse du Président Barack Obama de jouer un rôle de premier plan sur la question climatique au cours de son second mandat, bloquent les avancées en direction d’un accord international de long terme.

Par ailleurs, le Canada, le Japon et la Nouvelle-Zélande, entre autres, continuent de se tenir à l’écart de la seconde période d’engagement du Protocole de Kyoto.

Jusqu’à présent, les pays développés restaient réticents à s’engager sur des réductions plus importantes des émissions comme le demandent les pays en développement. L’Union européenne (UE) s’est engagée à réduire ses émissions d’au moins 20% d’ici 2020, mais a posé des conditions pour une réduction de 30%.

Ce n’est pas facile de changer de mentalité quand les enjeux sont énormes. Mais il faudra bien y arriver, car il n’y a pas de priorité plus urgente. Certaines îles sont déjà affectées par la montée des océans. La clé réside dans le changement de mentalité.

J.B.


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