Edito

Comment chaque Réunionnais comprend-il qu’il est communiste ?

Ary Yée Chong Tchi Kan / 6 février 2017

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Hier, à travers une vingtaine d’interventions sur 2 rapports, les invités et délégués ont pu comprendre comment chaque Réunionnais se sent communiste et ne tombe pas dans l’amalgame. Un camarade expliquait comment la vie des gens a changé grâce aux actions du PCR. Un autre demandait à ce que le Parti honore les simples adhérents décédés comme il le fait pour les dirigeants. Un troisième répond à un détracteur que le PCR n’est pas mort après Paul Vergès etc.

L’analyse thématique montre que la lutte pour l’Egalité a imprégné la mémoire populaire. Les Réunionnais considèrent le PCR comme le défenseur de l’Egalité et des causes réunionnaises. Une banderole accrochée aux murs de la salle résume très bien la situation : “Nou lé pas plus Nous lé pas moins, Respect à nous”. L’Egalité et le Respect sont bien des principes sociaux et culturels communistes.

Il fallait avoir une dose de culot pour évoquer la mort de Paul et la survivance du Parti dans cette salle qui a accueilli des milliers de Réunionnais qui sont venus se recueillir devant la dépouille du dirigeant-fondateur communiste. Le camarade était fier d’avoir résolu ce paradoxe apparent par la participation et le débat dans une section. Hier, il voulait communiquer toute sa reconnaissance pour ce travail politique, qui l’a convaincu de prendre sa carte au PCR.

Devant les débats ouverts au 9e Congrès, pouvons-nous affirmer comme Paul Vergès, lors de la chute du mur de Berlin, “je suis un communiste heureux” ? Dans cet instant mémorable, comment ce Réunionnais comprend qu’il est communiste ? Et, il le brandit comme un étendard ? D’où provient la force de conviction du Réunionnais pour s’affirmer plus que jamais communiste quand tout s’effondre en Europe de l’Est et jette des troubles dans la tête d’autres communistes.

Paul Vergès prouve qu’ici, il y a bien une façon réunionnaise d’être communiste. Nous avons intérêt d’approfondir cette réflexion fondamentale car, par ailleurs, il lance qu’à La Réunion “tout le monde a été, est ou sera communiste”. En d’autres termes, l’étendard que le Réunionnais doit porter très haut, ce qui fonde sa conscience, son existence, le vecteur de son unité, son signe distinctif, c’est le PCR et ses luttes. C’est au bout de ces luttes que chaque Réunionnais comprend qu’il est communiste.

Ary Yée Chong Tchi Kan



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  • Je suis Réunionnais Communiste et fier de l’être. La démarche de notre regretté camarade Paul Verges de s’opposer quand c’est nécessaire aux plus grands dirigeants de la planète qu’ils soient communistes ou impérialistes, doit nous faire prendre conscience qu’être communiste à la Réunion est un honneur. Hériter les fruits des combats de nos anciens nous rend encore plus déterminé. En effet, en janvier 1968, Alexander Dubcek s’impose au pouvoir en Tchécoslovaquie. Ce réformateur introduit la liberté de la presse, d’expression et de circulation dans la vie politique de son pays. Il enclenche une décentralisation économique et aussi l’incompréhension de l’URSS. Après maintes négociations, ce dernier avec l’accord des autres membres du pacte de Varsovie, décide d’envahir la Tchécoslovaquie. Immédiatement face à cette injustice, la délégation réunionnaise, composée notamment de notre camarade Paul Verges, invitée au congrès de tous les pays communistes, dit : NON. Dans une motion, elle dénonce cette ingérence sur le territoire tchèque. Face au courage de nos anciens camarades, nous ne pouvons qu’être fier d’être Réunionnais Communiste. Encore plus fier au regard des résultats des luttes du PCR aussi bien localement qu’à l’extérieur, notamment lors du soutien en direction de nos camarades de l’ANC et de son leader Nelson Mandela pour supprimer l’apartheid. Je suis encore plus fier d’être au côté des anciens communistes réunionnais qui nous transmettent leur force.
    Michel.M

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