Edito

Comment Didier Robert prépare ses amis à cautionner la prochaine faillite de la compagnie qu’il préside

J.B. / 17 octobre 2014

Hier, nous disions que les médias se trompent sur Didier Robert ; ce faisant, ils finissent par tromper l’opinion. Et, bien, faisons le bilan de la journée écoulée.

1- il n’a pas atteint le nombre de personnes projetées : 10 000. Il fallait bien tirer pour atteindre 20% de l’objectif. Pourtant, il a mis les moyens : journaux, radios, télés, réseaux sociaux, etc. L’organisateur était le groupe 11 maires + Didier Robert. Exit UMP, UDI, et consort. Plate-forme de circonstance pour rallier d’autres...mais quand même, 2000 présents divisés par 11Communes+la Région+le Département+la FSU+LPA...avouez, c’est pas terrible !

2- il n’avait rien à faire de « la continuité ». L’appel était lancé à toute la population. A aucun moment il n’était mentionné des exclusions. C’était tellement bien dit que le racolage était parfait. Même Thierry Robert s’est laissé prendre au piège. En ralliant l’appel des 11 maires +1, il a crédibilisé l’opération médiatique. Sauf que l’organisateur n’avait rien à faire du succès du plus large rassemblement. Et, le maire de Saint Leu l’a appris à ses dépens.

3- la raison de cette manif-express est ailleurs. Il a besoin de se construire une image de victime et de rallier à lui l’indignation bien comprise. La baisse de dotation du gouvernement était le prétexte. Car, enfin, n’importe quel média sait que la « continuité territoriale » n’a jamais existé. Une loi spécifique a été votée, financée par une taxe sur les billets des passagers. C’est ce fonds qui est versé et que des menteurs nomment maladroitement : participation de l’État pour la continuité territoriale. Le président de la Collectivité Régionale utilise l’argent des Réunionnais pour financer les billets sur une compagnie étrangère : Air Mauritius, pour son compte, propre, et pour le compte d’Air France, son partenaire qui dessert également Plaisance.

4- lui, le président de la seule compagnie réunionnaise, il prend l’argent des Réunionnais pour engraisser ses concurrents et qui finiront par le dévorer. Il est Président de Région, président de la Sematra et Patron d’Air Austral. Quand il dispose de 100 euros, il prend 25 et donne 75 à ses concurrents. C’est du cash ; ils n’en rêvaient même pas. Mieux, les passagers qui font Paris-Plaisance ne payent pas de taxe de « continuité territoriale ». Air Mauritius fait bien de séparer le tronçon Réunion-Maurice. Il faut vérifier si Air Mad qui décolle de Gillot en perçoit aussi. Cette logique est totalement enfantine et projette la compagnie réunionnaise dans une faillite désormais inévitable. Médias tendez les oreilles...C’est pour bientôt.

5- En effet, sans ces allocations de 360 euros sur les billets, désormais, la compagnie n’a plus de marge de compétitivité ailleurs. Elle l’avait avec les 2 Airbus A380 renforcés qui pouvaient proposer 300 euros la place, aller comme retour, en toute saison, soient au total 600 euros par passager quand les compagnies traditionnelles proposent 900 euros en moyenne. Il a rendu les 2 premiers prototypes A 380, par sectarisme et méconnaissance.


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