Edito

Comment les planteurs de cannes ont perdu un milliard...

J.B. / 15 juin 2015

“L’Accord scélérat de 1969” qualifie la trahison des planteurs de cannes par des responsables planteurs de la Fédecanne, des usiniers et de l’Etat. Le texte porte la marque de fabrique de Jean Paul Virapoullé.

Avant 1969, l’usinier était un façonnier. Les planteurs restaient propriétaires de leur cannes et des produits extraits. L’usinier était payé pour le travail l’extraction. Après l’application de cet accord, le planteur livrait la canne qui était considérée comme une matière première. Il était payé pour cette fourniture mais ne percevait plus rien sur les produits autres que le sucre : mélasse, rhum, bagapan, écume, etc. Ce sont des sommes considérables qui ont été perdues. Prenons le cas de la bagasse.

Le premier ministre a signé la nouvelle convention pour 2 ans. Le contenu prévoit de verser aux planteurs une prime bagasse de 12,30 euros par tonne de canne. Pour une fourniture de 1,8 millions de tonnes annuels, le montant qui sera versé aux planteurs s’élèvera 22,14 millions d’euros. Sur 45 ans (1969-2015), la somme est colossale : 996,3 millions, soit près d’un milliard. Bien entendu, il s’agit d’une simple extrapolation pour faciliter le raisonnement, car il faudrait tenir compte des sommes versées dans le passé et de la date de référence réelle de la valorisation de la bagasse.

A cause de cet accord scélérat, les planteurs de cannes ont déjà perdu beaucoup d’argent.


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