Edito

Crime contre la planète, notre maison commune

J.B. / 7 mai 2013

Au niveau de la connaissance actuelle, nous n’avons qu’une planète sur laquelle la vie est possible. Elle a été défigurée. Elle est maintenant menacée de destruction. Existe-t-il une espèce vivante aussi bête et imbécile que l’Homme pour détruire son habitacle ? C’est pourtant la vérité.

Selon la Déclaration de l’Organisation météorologique mondiale sur l’état du climat mondial, 2012 a rejoint les dix années précédentes dans le classement des années les plus chaudes jamais observées depuis le début des relevés en 1850. Pour la vingt-septième année consécutive, la température moyenne à la surface des terres et des océans se trouve au-dessus de la normale calculée pour la période 1961-1990. Les années 2001-2012 comptent toutes parmi les 13 années les plus chaudes jamais observées.

Le Secrétaire général de l’OMM est plus catégorique : « la tendance à la hausse des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre qui se poursuit et entraîne une augmentation du forçage radiatif de l’atmosphère terrestre confirme que le réchauffement va se poursuivre ». La conséquence, c’est l a fonte record des glaces de l’Arctique et l’Antarctique, les sécheresses et les cyclones tropicaux, les inondations et les incendies.

La variabilité naturelle du climat a toujours donné lieu à ces extrêmes, mais les caractéristiques physiques de ces phénomènes météorologiques et climatiques résultent de plus en plus du changement climatique. A titre d’exemple : comme le niveau mondial de la mer est désormais plus élevé de 20 cm environ par rapport à 1880, des tempêtes comme l’ouragan Sandy ( qui a ravagé New York ) entraînent davantage d’inondations côtières qu’auparavant » .

Les études comme celles de l’OMM ou bien celles de l’ONERC, dirigées par Paul Vergès, permettent de mieux comprendre ces phénomènes extrêmes pour mieux se préparer à « l’adaptation ». Il est en effet trop tard pour tenter d’arrêter le mouvement. L’espèce humaine a réussi le tour de force de détruire son habitat qui est en même temps celui des autres espèces vivantes. C’est un véritable crime contre la planète dont nous sommes des complices actifs ou passifs. Il est temps d’élever la conscience réunionnaise à un niveau supérieur de responsabilité collective.

Gageons qu’au 8e Congrès du PCR, les militants auront à cœur de rendre hommage aux travaux sans pareil de l’un des leurs et de prendre la tête du sauvetage de notre « maison commune ».

J.B.


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