Edito

Cyclone : des vents de plus de 300 km/h aux Fidji, sommes-nous prêts à La Réunion ?

J.B. / 22 février 2016

Ce week-end, les îles Fidji ont été touchées par un cyclone hors-norme. Chine nouvelle donne un aperçu des dégâts :

« Après une tempête avec des vents dépassant l’incroyable vitesse de 300 km/h, la plus grande partie des Fidji était encore sans électricité dimanche et ses habitants se sont vus demander de rester chez eux pour une deuxième nuit de suite, tandis que les responsables locaux s’acharnaient à rétablir les services et évaluer les dommages causés par le cyclone.

Selon le site Weather Underground, la vitesse des vents en provenance du Cyclone Winston, qui ont déferlé sur cet archipel du Pacifique au cours du week-end en ont fait la plus forte tempête jamais enregistrée dans l’hémisphère Sud.

Bien que le temps se soit calmé dimanche, un couvre-feu a été instauré et prolongé jusqu’à lundi matin et la police a été habilité à procéder à des arrestations sans mandat pour assurer l’ordre. Dans un discours télévisé à la nation prononcé dimanche, le Premier ministre Voreqe Bainimarama a déclaré que de nombreuses personnes se sont retrouvées sans électricité, eau douce ou moyens de communication, ajoutant que la police et l’armée avaient été mobilisées pour participer aux opérations de secours et de nettoyage général, et que les organismes gouvernementaux faisaient des heures supplémentaires pour dégager les routes et rétablir le courant. »

On constate que depuis plusieurs années, des cyclones hors-normes se créent et font d’importants dégâts. Il y eut Hayian aux Philippines en 2013, Pam l’an dernier aux Vanuatu et cette fois Winston aux Fidji.

Ces vents de plus de 300 kilomètres par heure s’accompagnent de pluies diluviennes. La Réunion semble bien mal préparée à faire face à pareil phénomène. Il reste 500 radiers à remplacer par des ponts. À part la rivière des Galets, aucun cours d’eau majeur n’est endigué jusqu’à son embouchure. Le plus grave est la concentration des investissements sur une route en mer de 12 kilomètres, là où se situe le danger. Il est essentiel que ces crédits soient réorientés vers la protection de la population et la réalisation de transports qui peuvent résister aux cyclones. Le train en fait partie.


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