Edito

D’accord avec Marie-Luce Penchard

Geoffroy Géraud-Legros / 30 novembre 2010

Parfois, on ressent une certaine lassitude à la lecture des programmes envoyés par les services des membres du gouvernement Sarkozy, lorsqu’il leur prend de venir "bat’ in karé" chez nous. A les croire, il semblerait que ces mesdames et ces messieurs se relaient dans notre île pour y inaugurer des annexes d’écoles (Penchard), d’inaugurer une rangée de piédbwa (Sarkozy), d’aller voir si une autre salle de classe a bien été repeinte la veille (Fillon), d’ouvrir encore une autre salle de classe, et une autre encore, dans le même établissement, l’année d’après (Chatel 1 et 2). Bon, certes, nous ne sommes pas dupes. Tout le monde a bien compris que les employés de Nicolas Sarkozy ne se promenaient pas à 10.000 kilomètres de chez eux avec toute leur smala, le tout à des tarifs exorbitants, pour traverser des palmeraies au pas de course et visiter l’école Damase-Legros.

Ces messieurs-dames viennent avant toute chose faire de la politique : c’est-à-dire, s’occuper des affaires de l’UMP locale, faire tourner la machine partisane et tenir des meetings. Estrosi avait fait le sien sous prétexte d’un voyage officiel, peu avant les régionales. Les derniers orateurs en date furent Luc Chatel et Georges Tron. Le premier a présidé un grand rassemblement sur les terres de Jean-Louis Lagourgue, ci-devant roi du cumul et prince des indemnités.
Georges Tron s’en est pour sa part allé à Saint-Pierre. "Témoignages" ayant levé le lièvre des meetings marrons de l’UMP, celui qui était alors secrétaire d’État à la Fonction publique se fit un peu plus discret que son prédécesseur. Car ça ne plait pas forcément à tout le monde de payer des impôts pour que les têtes de l’UMP viennent faire des meetings aux frais de la princesse, sous des prétextes plus bidons les uns que les autres.

On ne sait pas ce qu’ils peuvent bien raconter pendant ces fameux rassemblements. Mais pour ce qui est des discours officiels, il n’y a pas de quoi s’extasier. Et encore moins de quoi sauter la mer à coup de dizaines de milliers d’euros tous les quatre matins.
Tout de même, l’auteur de ces lignes doit admettre, une fois n’est pas coutume, qu’il tombe d’accord avec Marie-Luce Penchard, arrivée hier dans notre île.
Mme Penchard a déclaré quelque part « qu’en matière de continuité territoriale, l’État a tenu ses engagements ». On ne peut pas lui dire le contraire : l’engagement de l’État, c’était d’effectuer de belles économies sur notre dos. Promesse tenue : depuis que Didier Robert est arrivé à la Région, c’est le Réunionnais qui paye le billet d’avion de la continuité territoriale, alors que la compétence en la matière appartient à l’État.

G.G.-L.



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  • JE NE SUIS PAS D’ACCORD AVEC ELLE , ELLE DIT TOUT CE QUE DIDIER ROBERT A FAIT PENDANT SON MANDAT A LA PYRAMIDE INVERSER ? LES RÉUNIONNAIS ATTEND C’EST 6 VOIES SUR LA MER, C’EST 2000 BUS , C’EST EMPLOIES EN ESPACES VERTE ON SONT PASSER TOUT SA. DE TOUTE FAÇON MARIE-PENCHARD N’EST PAS UNE MINISTRE ASSEZ SOLIDE POUR S’OCCUPER DE L’OUTREMER BEAUCOUP DE CHOSE ELLE A DIT MAIS CE QUE JE CONSTATE C’EST QUE RIEN NE SE FAIT.

    QUAND JE VOIS QUE L’ÉTAT NA PA VOULU DEBLOQUER LE FOND NECESSAIRE POUR LA REALISATION DU TRAM TRAIN , ET DU JOUR AU LENDEMAIN QUAND LA REGION BASCULE A DROITE L’ETAT TROUVE L’ARGENT C’EST PAS NORMAL.

    POUR MOI CEUX QUI SOUTIENT ENCORE L’UMP DE NOS JOURS C’EST DES GENS QUI AIME LA DOULEUR.

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