Edito

Dans 8 jours, des responsables de la crise du BTP devant les électeurs

J.B. / 15 mars 2014

Les négociations salariales viennent de débuter dans le BTP à La Réunion. Le patronat a fait une proposition très surprenante et sans précédent : le gel des salaires en 2014. Il justifie cela notamment par une baisse de 40% de l’activité en 5 ans, entre 2008 et 2013.

Le début de l’effondrement coïncide justement avec le début du mandat des équipes municipales actuelles. Cela n’est pas un hasard, car plusieurs d’entre elles portent une lourde responsabilité dans la crise du BTP.
Les trois maires à la tête de ses équipes veulent se faire réélire, ils sont candidats au scrutin dans 8 jours : ce sont Didier Robert, Huguette Bello et Gilbert Annette.
Force est de constater que la volonté d’arrêter des chantiers n’est pas une question d’étiquette politique.

Tout avait commencé au Tampon en 2007, quand Didier Robert alors maire de la ville avait décidé de stopper la Rocade Sud. 100 millions d’euros était perdus d’un coup. A son arrivée à la Région, Didier Robert a fait encore plus fort avec l’arrêt du tram-train. Tout ce qui a été démoli n’a pas été remplacé, c’est le point de départ de la crise dans le BTP. Didier Robert est candidat au Tampon.

À Saint-Paul, Huguette Bello a choisi de remettre en cause le projet de l’hippodrome intercommunal et l’Ecopolis. Tout l’aménagement prévu de Cambaie était alors à revoir. La maire de Saint-Paul ne s’est pas non plus illustrée dans la défense de la MCUR cassée par les conservateurs. Elle combat aussi par Olivier Hoarau interposé le projet de Zénith au Port. Huguette Bello est candidate à Saint-Paul.

A Saint-Denis, ce sont le Pôle océan et le Zénith intercommunal qui furent la cible des élus PS. Ce qui devait être le Pôle océan est aujourd’hui un terrain vague, tandis que le terrain du Zénith a été transformé en parking. Heureusement que la CINOR a pu financer quelques projets à Saint-Denis afin d’éviter le zéro pointé. Gilbert Annette est candidat à sa réélection.

Dans 8 jours, ils seront devant les électeurs. Les difficultés du BTP ne doivent rien au hasard, c’est le résultat de décisions politiques prises par des responsables qui vont demander dans 8 jours à leurs victimes de voter pour eux.

 J.B. 



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  • Peut-être faut il voir aussi si tous les projets ont été arretés ou stoper pour les mêmes causes, politique, économique, financier, je ne suis expert en quoi que soit , ni défendre qui que se soit. Certains projets cadrent t-il à la volonté populaire ? au maigre porte-monnaie des démunis ? si d’autant plus on ne peut meme pas participer à un evenement culturel, par exemple, faute de moyen.
    La lucidité politique commande aussi d’agir avec courage quand les circontances l’exigent.

    tout’ fiev’ na point les memes symptomes, ça nou koné mi pense, sinon lo remede lé pir ké lo mal

    Article
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