Edito

Dans 8 mois, la sanction des présidentielles

J.B. / 11 août 2011

La Grèce, l’Espagne, et maintenant l’Angleterre : la population manifeste et dénonce les conséquences sociales des plans d’austérité. Parfois, l’exaspération nourrit la violence, comme maintenant à Totenham, ville plus connue pour ses exploits sportifs. Il n’y a plus d’autres voies que la contestation et la lutte pour de vrais changements politiques.

Dans les pays arabes, c’est l’insupportable dégradation de la situation sociale ainsi que la baisse du pouvoir d’achat qui ont provoqué des troubles. Les manifestations largement médiatisées ont emporté le pouvoir en place dans plusieurs pays, dont la Tunisie et l’Égypte. L’Europe et les États-Unis, jadis grands soutiens de ces régimes ont tourné casaque dans le sens du changement.

En France, la politique d’austérité qui s’étale sur 3 ans va considérablement réduire les capacités d’investissements ou de consommation des Français. L’arrogance du pouvoir selon laquelle « la rue ne commande pas » va connaître son épilogue dans moins d’un an, lors des élections présidentielles.

Que feront les Réunionnais ?

Le gouvernement Sarkozy et ses amis UMP locaux ont réussi le tour de force de mettre notre économie en récession. Les grands projets ont disparu. Le grand chantier du développement durable est en panne. Ils ont mis la pagaille dans la politique de continuité territoriale. Le Conseil Régional dont la compétence est la coordination de la politique économique ne fait absolument rien. Tout s’écroule. Quand l’épargne résiduelle des Réunionnais aura été vidée, nous serons à la veille des élections présidentielles d’avril-mai prochain.

Aucun Réunionnais ne doit oublier la politique de l’emploi actuel. En plein chômage chronique, rien n’est fait pour embaucher des Réunionnais prioritairement. Les chômeurs de notre île sont considérés comme étrangers dans leur propre pays. Il se trouve des employeurs institutionnels pour mentir, comme à EDF. On s’interroge sur le comportement de l’Éducation nationale. Au fond, ces responsables épousent l’attitude de Sarkozy et Didier Robert : grands causeurs, ti faiseurs.

J.B.


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