Edito

Déjà incapables de tenir leurs promesses

J.B. / 14 avril 2014

2 ans après la présidentielle, les électeurs ont fait part de leur déception lors du scrutin municipal. Tous les espoirs mis dans le changement en France ont été reportés sur les municipalités.
Plusieurs maires se disant jeunes sont arrivés ou revenus au pouvoir grâce à des promesses intenables. Dans un pays où la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, avec un taux de chômage à 30%, la vulnérabilité est là.
Les premiers conseils municipaux viennent de se tenir, c’est l’heure de vérité.
Force est de constater qu’une fois au pouvoir, ces élus sont dans l’incapacité de tenir leurs promesses. Alors ils inventent toute sorte de prétexte pour rejeter la faute sur leurs prédécesseurs. C’est un comble car la moindre des choses pour un candidat-maire est de s’intéresser aux délibérations publiques du Conseil municipal. Ces décisions donnent la photographie de la situation financière de la commune, elles sont de plus soumises au contrôle de légalité du préfet, et sont également examinées par la Chambre régionale des comptes. Les candidats font donc leurs promesses en connaissant cette réalité, ils ne peuvent donc pas ensuite faire comme s’ils découvraient tout cela, sauf pour tromper encore les électeurs.

L’élément nouveau que tous ces candidats ont caché à la population pendant la campagne électorale, c’est le plan d’austérité sur les finances des communes, car les recettes diminuent. Ont-ils parlé de la baisse des dotations de l’État ? Ont-ils dit aux électeurs qu’avec la diminution des recettes de l’octroi de mer, le budget des communes sera atteint ? Ont-ils fait campagne sur le thème de l’augmentation des impôts locaux ? C’est un autre langage qui a été tenu pour prendre le pouvoir dans des mairies.

Le dernier Conseil municipal de La Possession est le cas typique. La maire fraichement élue annonce qu’elle ne fera pas de skate park, une promesse faite pour mettre les jeunes de son côté. De plus, à en croire la presse, personne ne sera embauché à la Mairie et les impôts pourraient bien augmenter. Bien sûr, si les promesses ne sont pas tenues, c’est la faute des autres. Et pour entretenir cette diversion, des accusations infondées sont lancées dans le public.
A Saint-Louis, c’est un maire sur le retour qui tient en substance le même langage : à cause des autres, il aura du mal à respecter les engagements pour lesquels des électeurs ont voté pour lui
Comment vont réagir les électeurs bernés par des tels propos ? Ne vont-ils pas se demander où est le changement avec des telles méthodes ?
Avec la crise que connaît La Réunion, le mécontentement ne va pas tarder à rappeler aux jeunes élus qu’ils doivent tenir les promesses pour lesquelles ils ont été élus.

J.B. 



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Messages






  • Si vous faites référence à Miranville vous êtes à côté de la plaque !

    Elle a été élue car les possessionnais sont pour la NRL et que 4 jours avant le 2ème tour elle a informé qu’elle y était favorable, comme votre ami Roland ROBERT ! Seulement eu égard à son âge les Possessionnais ont choisi une candidate plus jeune afin que Roro prenne sa retraite bien méritée !

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  • Mi pozamoin lo kestion osi pendan lo kampagne zélectorale lavé poin kom in ptit brouyaz de chomin pou dé trois ?

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  • Jori, vous avez mal lu l’article ou alors vous êtes de mauvaise foi ? Miranville a fait des promesses, au 2e conseil municipal elle dit qu’elle ne pourra pas les tenir. Pensez-vous que cela soit moral de se faire élire de cette manière ? Avant de donner des leçons, apprenez donc à bien lire un texte.
    Et s’il vous plaît, ne vous en prenez pas à Roland Robert, vous devriez au contraire montrer de la solidarité envers cet homme qui a donné toute sa vie à La Possession et qui traverse aujourd’hui une épreuve difficile.

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