Edito

Démocrate ou réactionnaire, il fallait choisir

J.B. / 11 septembre 2013

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Obama s’apprêtait à bombarder la Syrie pour punir Assad d’un crime contre son peuple. S’il n’y avait pas eu la protestation des démocrates du monde entier pour demander le respect du Droit international, il aurait peut être déjà passé à l’action. Peu lui importait les souffrances supplémentaires infligées au peuple syrien, innocent et sans défense. En France et à La Réunion, de nombreuses personnes soutenaient cette option. Ban Ki Moon, secrétaire général de l’ONU, a été obligé de brandir la Chartes des Nations Unies pour rappeler à l’ordre l’Amérique et la France à plus de retenue, en attendant les enquêtes officielles en cours. Maintenant que le spectre du bombardement punitif s’éloigne, interrogeons-nous sur les pratiques des Etats Unis et de son président estampillé « démocrate ».

Dans la même semaine où Obama jouait au gendarme du monde, de nouvelles informations très inquiétantes étaient distillées par Snowden, l’agent américain de la NSA, le service du renseignement américain. Ces informations établissaient que la présidente du Brésil, Dilma Roussef, et son homologue mexicain, Enrique Pena Nieto, étaient espionnés à longueur d’année. Ces faits sont constitutifs d’un crime pour violation de la vie privée et de la dignité de la personne humaine. Compte tenu de leur fonction, il s’agit d’un crime pour violation de la souveraineté d’un Etat. Cette fois, Obama n’a même pas les excuses de dictatures gazant leur peuple et mettant en danger la vie des Américains.

Ces exemples illustrent la frontière qui sépare les démocrates et les réactionnaires. Le crime américain est tellement grave que Dilma Roussef et Enrique Pena Nieto, les 2 présidents incriminés, vont demander l’inscription à l’ordre du jour de l’ONU les pratiques d’espionnage organisé par les services secrets américains. En effet, les agents d’Obama écoutaient les conversations téléphoniques des victimes et « ouvraient » leurs courriels. Des précisions ont été données par Snowden sur la manière dont M. Nieto était « suivi » depuis qu’il a annoncé sa candidature à la présidence et lorsqu’il discutait de l’avenir de ses futurs ministres. Plus largement, on apprend que la vie privée des détenteurs de Smartphones et portables sous plateforme Androïd peut faire l’objet d’espionnage électronique par détournement des messages SMS, des photos, contrôle des listes de contacts et suivi des déplacements des individus.

Voilà pourquoi Obama est un réactionnaire ; il n’a rien d’un « démocrate ».

 J.B. 


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