Edito

Des convergences à encourager

Témoignages.re / 2 octobre 2009

Lorsque le président de la République actuel est arrivé au pouvoir en 2007, il a été tout de suite confronté aux graves problèmes de l’Outre-mer, hérités de la politique menée depuis plusieurs décennies par les différents gouvernements. Face à cette situation, il a proposé une réforme de la Loi d’orientation pour l’Outre-mer votée lors de la précédente mandature, mais très vite, il a constaté que le toilettage proposé n’était pas adapté à l’acuité de nos difficultés et que les ministres en charge de ce dossier avaient d’autres préoccupations : la Mairie de Nice pour l’un, la Région Ile-de-France pour l’autre.
La crise sociale survenue dans les quatre DOM au début de cette année a montré que la situation s’est encore aggravée et elle a conduit le chef de l’État à proposer une démarche différente. Il l’a clairement explicitée aux Antilles, où il a déclaré qu’il fallait rompre avec le statu quo et il a invité les populations de nos pays à faire des propositions, sans tabou, pour un développement endogène et responsable de leur territoire.

Ce mercredi, à la veille de la présentation à Paris de la synthèse des États-généraux de l’Outre-mer, les représentants des collectivités réunionnaises — Région, Département et de nombreuses Communes — ont présenté leur propre contribution à cette démarche. Les détails des « quatre grandes orientations prioritaires » de cette contribution figurent dans un document de 37 pages — avec un résumé de 3 pages — qui a été remis aux journalistes et explicité pendant deux heures par plusieurs élus.
Ce document consensuel est une base de travail, qui ne peut que rejoindre l’état d’esprit du président de la République lorsqu’il souhaitait connaître l’opinion des Réunionnais. Et ces éléments devront être concrétisés dans les jours qui viennent.

Voilà pourquoi ce qui s’est passé avant-hier au Palais de la Source à Saint-Denis a pu être ressenti par beaucoup de participants comme un moment historique. Car un tel événement politique, avec de telles convergences, ne s’est jamais produit dans notre Histoire et il peut ouvrir des perspectives positives pour notre avenir.
Mais tout cela dépend de décisions à prendre, qui peuvent être aussi importantes que celles des deux plus grandes dates de notre Histoire : le 20 Décembre 1848 et le 19 Mars 1946. Ces convergences, dans un climat d’affrontements stériles, ne peuvent donc qu’être encouragées.

L. B.


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