Edito

Des méthodes de perdant contre le PCR

J.B. / 6 juin 2012

Dans quatre jours, ce sera le premier tour des législatives. Cette élection doit permettre au nouveau gouvernement d’avoir une majorité à l’Assemblée nationale pour appliquer son programme. Pour notre île, le programme du nouveau président de la République se décline sous trois volets.
Le premier, ce sont les mesures générales qui concernent toute la République. Le second, ce sont les 30 mesures pour l’Outre-mer. Elles sont le résultat d’une réflexion commencée lors du Forum des idées pour l’Outre-mer à laquelle le PCR avait participé, prolongée par la campagne des Primaires citoyenne durant laquelle François Hollande s’était engagé à de nouvelles relations entre Paris et les Outre-mer. C’est sur la base de cet engagement que le PCR avait décidé de participer à ce scrutin, ce qui a permis à François Hollande d’arriver en tête à La Réunion alors que l’essentiel de la Fédération socialiste avait décidé de faire campagne pour Martine Aubry.

À ces mesures s’ajoute un programme spécifique pour notre île, fruit de l’engagement du Parti communiste réunionnais à lutter pour redonner l’espoir au peuple. Le 19 février dernier, les 1.500 délégués de la conférence extraordinaire du PCR prenaient deux décisions intimement liées. La première était d’adopter une plate-forme de propositions qui allait ensuite être adressée aux candidats des forces de progrès à la présidentielle. La seconde était de proposer sept candidatures aux élections législatives dans les sept circonscriptions. L’objectif est d’obtenir un maximum de députés pour que ces propositions puissent être adoptées.
La campagne de la présidentielle allait encore renforcer le crédit du programme de changement présenté par le PCR. En effet, dans un courrier remis en main propre à Elie Hoarau à Paris, François Hollande annonce son soutien à ses propositions. Quelques jours plus tard, son discours de Saint-Louis transforme l’accord entre le candidat et le PCR en un contrat entre le futur président de la République et la population.

Cela signifie un engagement pour un changement fondamental de La Réunion. La relance des grands chantiers permettra des créations massives d’emploi, la structuration de deux grands services dans l’environnement et l’aide à la personne transférera des élus de mairie vers un organisme paritaire la gestion et la pérennisation des emplois aidés, ce qui sonnera la fin de l’utilisation des emplois précaires dans la fonction publique dans un but de clientélisme électoral. Et surtout, l’autonomie de La Réunion sur les plans énergétique, alimentaire et dans la politique de l’emploi placera le pays sur les rails du développement, ce qui bouleversera les équilibres de la société postcoloniale.
Il est clair que ce changement voulu par la population, c’est avec des députés du Parti communiste réunionnais qu’il pourra aboutir le plus rapidement.
Alors, sentant venir la fin de leurs privilèges, les tenants de l’immobilisme lancent leur offensive contre le PCR. Car ils savent que si le projet soutenu par le président de la République s’applique, alors ils ne pourront plus faire pression sur les employés communaux pour tenter de rester au pouvoir.
Leur échec à Sainte-Suzanne ne leur a pas servi de leçon, ils mettent encore plus de moyens pour tenter d’imposer un résultat favorable à leur intérêt de classe. Comme à Sainte-Suzanne, ils seront vaincus. Ils ont déjà des méthodes de perdants.

J.B.


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