Edito

Des responsables socialistes soutiennent des suppressions d’emplois

J.B. / 6 mars 2017

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L’incertitude du résultat de l’élection présidentielle en France accentue la crise politique à La Réunion. Les données sont pourtant bien claires. Le PS et le Parti LR ont décidé de ne plus choisir leur candidat et de donner cette responsabilité à une partie du corps électoral. Ce sont les primaires. En abdiquant leur responsabilité, ces partis ont estimé que la dynamique créée par les primaires peut leur permettre de remporter l’élection. En 2012, ce pari s’était vérifié pour François Hollande. Sa victoire à la primaire coïncidait avec sa pole position dans les sondages. Aussi, le choix des votants à la primaire n’a pas été contesté par les dirigeants de son parti, même à La Réunion où la tête de la Fédération avait alors soutenu une autre candidate à la primaire.

Mais 5 ans plus tard, l’élection présidentielle est très incertaine. Les sondages placent aux deux premières places des candidats qui ne sont pas passés par la primaire. Eu égard aux prévisions erronées des sondeurs lors des trois primaires des partis de l’alternance, de telles prévisions devraient être relativisées. Mais à La Réunion, un vent de panique souffle du côté de certains élus qui tentent à tout prix de sauver leur place, en allant dans le camp du favori des sondages. Alors qu’il avait participé à la primaire de la droite comme soutien affiché d’Alain Juppé, Thierry Robert a rejoint Emmanuel Macron. Sentant son siège de maire de Saint-Denis en danger, Gilbert Annette a pris acte du silence du PS après que son premier adjoint ait ouvertement annoncé qu’il soutiendra Emmanuel Macron plutôt que le candidat de son parti. Gilbert Annette a donc dit qu’il soutiendra l’ex-ministre de l’Economie de François Hollande. Ce week-end, il a été suivi par Monique Orphé, une des 7 députées et par ailleurs conseillère municipale de Saint-Denis.

Autour de la candidature Macron, l’axe Annette-Thierry Robert déjà mis en œuvre aux dernières régionales cherche donc à se renforcer. Il est donc intéressant de savoir que cet axe a décidé de soutenir un candidat qui veut donc mettre en place un plan d’économies de 60 milliards d’euros, c’est 50 % d’austérité en plus que ce que les Réunionnais subissent depuis trois ans. Cette austérité s’accompagnera de suppressions de postes dans la fonction publique. Le programme d’Emmanuel Macron précise en effet : « nous réduirons le nombre d’agents publics de 120 000 emplois sur la durée du quinquennat ». 50.000 seront supprimés dans les services de l’État, et 70.000 dans la fonction publique territoriale.

Autrement dit, pour tenter de garder une place d’élu, des responsables socialistes à La Réunion sont prêts à cautionner un plan de suppression de postes dans la fonction publique aussi important que celui décidé par Nicolas Sarkozy en son temps.



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  • A mon humble avis il serait réducteur de penser ainsi, s’il en est ainsi pourquoi certains n’appellent pas publiquement à un choix
    Nous savons pertinement que quelque choix l’élection, la volonté du peuple, celui qui lutte qui combat au risque de s’attirer des ennemis , parce que le chemin de la justice, de l’égalité des chances n’a pas malheureusement signification pour tout le monde et si l’élection n’est pas bousillé ,( ça arrive !) le choix du peuple pour le peuple n’est suivi d’effet que si en haut les pistes de recadrage est clairement ciblée, sinon c’est comme si on a voté blanc !

    N’oublions pas que l’économie libérale qui dicte ses choix et là soit il faut résister, soit il faut il faut s’allier au risque de perdre son identité , c’est à ce moment là seulement on reconnait les siens, malgré l’aveuglement du pouvoir !

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