Edito

Désastres électoraux : le Parti socialiste paye les conséquences de sa mauvaise politique

J.B. / 30 septembre 2014

Le Parti socialiste a perdu la présidence du Sénat. Il se console à la vue de la majorité étriquée sortie de la consultation. L’histoire retiendra plutôt le renforcement du Front National.

Il y a 3 ans, en 2011, les partis de gauche avaient accordé leur confiance au PS pour présider le Sénat et mettre fin à l’hégémonie historique de la droite. L’année d’après, en 2012, une nouvelle confiance fut accordée au PS pour présider l’Etat avec François Hollande. Par la suite, une majorité de Députés a été élue. Pour le coup, c’était la première fois que le PS présidait aux destinés des deux institutions : l’Assemblée Nationale et le Sénat.

Mais le PS n’a pas respecté ses engagements, ni vis à vis de ses partenaires, ni vis à vis de la population. Il perdit la confiance des électrices et électeurs aux Municipales. Le chiffre de 6000 communes perdues a été avancé. Ce mauvais résultat municipal a pesé sur le nombre de grands électeurs et la perte de la présidence de la chambre haute du Parlement. La parenthèse de 3 années de présidence socialiste au Sénat vient de se refermer, entrainant dans sa chute vertigineuse Jean Michel Baylet qui dirige le PRG.

L’évènement est de taille et il dépasse largement une défaite électorale : il a surtout permis l’entrée de 2 sénateurs du Front National. Ainsi, le PS sera inscrit dans l’histoire de France comme le parti qui a fait le nid du FN, consécutif à une politique sociale désastreuse. La défaite socialiste aux Européennes et la victoire du FN retentissent encore partout. Comment ce parti s’est-il retrouvé dans cette position alors même qu’il disposait de tous les pouvoirs en mains ? Car, en plus de la Présidence de la République, le Sénat et l’Assemblée Nationale, le PS dirige la quasi totalité des Conseils Régionaux. S’agit-il de l’arrogance du pouvoir ?


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