Edito

Deux grands services pour aller vers la démocratie

J.B. / 19 août 2017

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Mercredi dernier, le Parti communiste réunionnais a rappelé sa proposition de deux grands services d’intérêt public dans l’environnement et l’aide à la personne. Dans ces deux secteurs, des besoins importants existent. Y répondre de manière permanente est un moyen de pérenniser les emplois des dizaines de milliers de travailleurs qui n’ont que les contrats aidés pour échapper au chômage.

À plusieurs reprises, le PCR a demandé que sa proposition soit étudiée par le gouvernement. Le but est d’arriver à inverser la courbe du chômage à La Réunion, tout en luttant contre le clientélisme qui prospère sur la précarité de l’emploi dans notre île.

La question du clientélisme est de nouveau revenue dans l’actualité à l’occasion de la visite du ministre de l’Education nationale dans notre île. Jean-Michel Blanquer a été accueilli à l’aéroport par une manifestation organisée par les responsables des emplois verts de la Région. Les personnes qui étaient ce matin-là à l’aéroport puis devant la préfecture avaient en effet des panneaux porteurs de mots d’ordre partisans contre le gouvernement. Cela ne donnait pas l’image d’une manifestation spontanée de travailleurs luttant pour leur emploi.

En 1963, Michel Debré était candidat aux élections législatives à La Réunion. Un film avait été réalisé à cette occasion. « Sucre amer » montre des groupes de personnes qui manifestaient contre le PCR. Les témoignages rapportés dans ce documentaire soulignent que ces manifestants étaient obligés de venir participer à ces défilés à cause des pressions qu’ils subissaient. 44 ans plus tard, ces méthodes existent toujours.

C’est pourquoi la création des deux grands services n’est pas seulement un moyen de lutter contre le chômage. C’est également une des conditions de l’existence de la démocratie à La Réunion. Car comment peut-on croire que les élections soient sincères avec la persistance du clientélisme ?

J.B.