Edito

Didier Robert, c’est le monde à l’envers

LB / 19 mai 2010

En raison de la politique injuste imposée par le pouvoir au peuple réunionnais depuis des dizaines d’années, celui-ci souffre d’un gros retard de développement. Cette souffrance, vécue chaque jour par la majorité de la population, est traduite d’une certaine façon par tous les indicateurs sociaux qui montrent ce retard.
Un Réunionnais sur trois en âge de travailler (dont près d’un jeune sur deux) privé du droit à l’emploi, 52% des habitants bloqués sous le seuil de pauvreté (selon les chiffres de 2006), un déficit du commerce extérieur à 92%, des taux d’illettrisme records, etc. Tous ces chiffres font que, selon les critères de l’Union Européenne, nous faisons partie des territoires inscrits dans les objectifs N°1 pour l’attribution des fonds structurels.

Face à cette réalité, tout responsable politique réunionnais a notamment le devoir de monter des projets importants pour le développement durable du pays, afin d’obtenir le maximum de financement dans ce but de la part de l’Union Européenne et de l’État. Ou alors, il est complice de la politique injuste menée par le pouvoir et il expose la population à une aggravation de ses difficultés.
Ces financements publics peuvent attirer aussi un maximum d’investissements privés et la combinaison des deux entraîne une dynamique de développement qui rassure tous les partenaires sur le long terme. Enfin, le respect que l’on s’impose entre partenaires augmente cette confiance dans le dynamisme et sa durabilité.

Depuis l’arrivée de la nouvelle Direction à la Région Réunion il y a près de deux mois, de quoi parle-t-on ? Non pas de nouveaux projets qu’elle a lancés avec de nouveaux financements publics et privés qu’elle a trouvés, mais uniquement des projets de développement de l’ancienne majorité, déjà étudiés, validés et financés, que la nouvelle Direction veut casser en détournant leurs financements.
Le nouveau président, au lieu de trouver de nouveaux crédits pour financer ses projets — ce qui est une des tâches d’un élu —, se contente de piquer les financements cherchés par Paul Vergès et d’en faire autre chose, au détriment des Réunionnais ; en allant même jusqu’à tenter de leur faire payer la continuité territoriale à la place de l’État. Didier Robert, c’est vraiment le monde à l’envers.

L. B.


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