Edito

Didier Robert rattrapé par les réalités Il faut qu’il arrête de jeter l’argent dans la mer

J.B. / 9 décembre 2011

Nous avions dit ici que cet homme fonctionne sur le mensonge et les illusions, ce d’autant plus que la population est maintenue dans l’ignorance de la politique réelle. Les exemples sont nombreux : nous en avons donné quelques-uns. Mais nous disions que mensonges et illusions se cassent la gueule sur les réalités. Hélas !

Nous sommes en pleine crise de la dette publique. Il est donc question de la maîtrise des dépenses publiques. Les gouvernements européens, dont la France, ont mis en place des plans d’austérité au lieu de faire payer les riches, en particulier les banquiers qui se sont enrichis sur le dos de l’État, pris dans son sens le plus large, c’est-à-dire les pouvoirs publics. Que l’on soit d’accord avec la politique gouvernementale ou non, personne ne peut nier l’existence de la crise et une réalité qui se dégrade. Nous risquons même de nous réveiller un jour avec un effondrement de l’épargne que les ménages ont confiée aux banques, en toute confiance.

Tous les chefs d’État européens sont invités à trouver une issue à cette situation, sinon la belle architecture de la monnaie européenne, l’euro, va voler en éclats. A sa manière, Baroin anticipe l’inquiétude en déclarant que l’épargne des Français sera protégée. Fillon met en garde les Collectivités dépensières. De plus, à La Réunion, nous sommes en récession économique et les recettes diminuent. Personne ne peut prédire la fin.

C’est dans ce contexte que Didier Robert signe un prêt de 500 millions d’euros avec la Caisse des Dépôts et consignations.

Une telle précipitation est la démonstration que la Région se moque du discours de ses amis UMP sur la discipline budgétaire. Il y a donc bien un menteur : soit lui, soit Fillon. Cette signature est un déni de la réalité. Aucune explication ne vient lever une contradiction aussi flagrante.

L’importante somme empruntée, en ce moment, appelle une seule explication : le gouvernement s’est désengagé du nouveau plan de Matignon et il fait porter aux seuls Réunionnais le poids des dépenses prévues. Cela n’a rien à voir avec l’accord très avantageux qu’avait obtenu, en son temps, Paul Vergès, dans un contexte d’avant la crise et la récession.

Le montage, taux d’intérêt élevé et variable, est une catastrophe pour les contribuables de plusieurs générations. Didier Robert ne tire même pas les leçons des Collectivités qui croulent aujourd’hui sous le poids de la dette après avoir mis en place ce genre de mécanisme.

Cet homme est un danger. Il faut qu’il arrête avec son entêtement à vouloir jeter l’argent dans un projet routier contesté qui bouffe 4/5ème de la somme empruntée !

J. B.


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