Edito

En pleine crise, protégeons les pauvres, pas les riches

Témoignages.re / 3 août 2011

En 2007, François Fillon déclare qu’il est à la tête d’un « État en faillite » mais dans le même temps il accordait 15 milliards de cadeaux fiscaux aux riches. Il faisait la fête avec l’argent public. Quand la crise des "subprimes" américains intervient en 2008, les banques françaises sont prises dans la tourmente, le couple Fillon-Sarkozy opte pour l’aide directe aux banques : ils leur apportent « des liquidités », du « cash », tout simplement en empruntant. En « nationalisant » les pertes du privé, ils ont transféré la dette à l’État.

Ainsi, l’État est en faillite mais le gouvernement se montre généreux en faveur des riches et des banquiers. Le déficit public explose. En 2009, celui-ci est évalué à 150 milliards d’euros, c’est à dire 3 fois plus élevé qu’au début de la mandature, quand Fillon annonçait qu’il était à la tête d’un État en faillite ! En 3 années de gestion, le bilan de l’UMP est limpide : l’État s’est appauvri ; les pauvres sont plus pauvres ; les travailleurs et la couche moyenne crient à la baisse du pouvoir d’achat ; les riches, en particulier, les banquiers se partagent des dividendes, en toute insolence !

Le taux de déficit public bondit à 8% et dépasse largement la barre des 3% imposée par l’Europe. La croissance n’est pas au rendez-vous. Les recettes sont en baisse. En 2010, Sarkozy fait voter un plan d’austérité qui s’étale sur 3 années budgétaires, jusqu’en 2013. L’objectif est de récupérer 100 milliards pour ramener le déficit à 50 milliards soit un taux autour de 3%, ce qui était déjà le niveau de 2007. Mais dès la première année d’application, ça ne marche pas comme prévu.

C’était sans compter avec la crise dans la zone euro ; la France emprunte à nouveau pour aider la Grèce à faire face à la crise de sa dette souveraine. Le déficit français ne se résorbe pas comme prévu initialement. Le gouvernement annonce 3 milliards d’économies supplémentaires. L’accalmie est de courte durée. La Grèce plonge une nouvelle fois. La France devra contribuer à hauteur de 15 milliards d’euros. Si la Grèce ne parvient pas à rembourser la somme empruntée, la France devra payer car, elle s’est portée caution pour sa part. Une session parlementaire exceptionnelle est déjà programmée pour entériner la contribution française et l’inscrire dans le budget 2012, en préparation.

Ça va encore saigner !

Pendant ce temps, à la Région, une équipe d’insouciants continue à dépenser l’argent accumulé par la précédente mandature de Paul Vergès. L’actuel président ne pense qu’à dépenser, à faire la fête et bat’karé : Montélimar, Bordeaux, Strasbourg, Marseille, Maurice, Deauville, Australie, Shanghaï… ! Tel un tsunami, l’onde de choc de la crise mondiale n’épargnera pas La Réunion. Il est grand temps d’évaluer les conséquences et d’agir pour protéger les plus vulnérables d’entre nous !

J.B.


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