Edito

Et, si l’Occident, riche et arrogant, ce n’était que du vent ?

J.B. / 30 juillet 2011

La question mérite d’être posée, en cette période de crise de l’endettement dans laquelle sont plongés l’Europe, les États-Unis, l’Angleterre et le Japon.

L’endettement ! La honte !

Le mot était plutôt réservé aux pays pauvres dont les élus étaient accusés d’incapables et d’incompétents. On parlait même de « république bananière » pour qualifier certaine gouvernance. Le FMI, à la solde des puissants États-Unis, avait inventé le concept « d’ajustement structurel » pour piller les richesses nationales des pays pauvres afin de financer les prêts consentis par ce qu’on appelait ironiquement « les bailleurs de fonds ».

Or, voilà que ces généreux « bailleurs de fonds » font la une des médias pour… endettement !

Les pauvres découvrent que les pays riches sont tellement endettés que ceux-ci tremblent maintenant devant les agences de notation. Ils sont obligés de voter des plans d’austérité pour tenter de rétablir la réalité d’une bonne gestion en réduisant le déficit public. Les pauvres apprennent que le déficit des États-Unis s’élève à 14.300 milliards de dollars ou si vous voulez 14.300.000.000.000 de dollars !

Ainsi tout s’éclaire : les pays riches vivent au-dessus de leur moyen. Ils s’enrichissent en pillant la richesse réelle des autres mais aussi en empruntant massivement. Mais, cette fois, la croissance de leur économie est en panne, elle ne crée plus assez de richesses pour rembourser la dette qu’ils ont contractée auprès des investisseurs qui leur ont fait confiance.

Le cas le plus typique se trouve aux États-Unis. Si le 2 août les États-Unis ne votent pas une augmentation du déficit pour pouvoir continuer à emprunter, ils ne pourront plus payer les fonctionnaires, les retraites, etc. Ils seront en faillite, entraînant le monde entier dans une catastrophe inimaginable.

Mais, même s’ils réussissent à trouver un compromis, tous les observateurs s’accordent pour dire que l’économie des États-Unis est sur-évaluée de 30% au moins. Les donneurs de leçons de bonne gestion sont pris à leur propre piège : ce n’étaient que des brasseurs d’air !

J.B.



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Messages






  • il faut relativiser ! une très grosse part de la dette américaine est détenue par la chine...
    elle a pu le faire en investissant les profits faramineux réalisés en innondant le monde avec des produits fabriqués par des " travailleurs-esclaves " mal-payés et aux conditions sociales minables , et aussi grâce à une monnaie , le yuan , notoirement sous-évaluée...tout ceci ayant largement contribué à une délocalisation massive de nos productions et à une flambée du chômage chez nous...alors personnellement , je ne verserai pas une larme si la chine laisse un gros paquet de plumes dans cette affaire !

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  • L’édito soulève la question suivante : comment des pays riches sont endettés à ce point ? Les Etats Unis reconnaissent un déficit de 14 300 Milliards de dollars. Le déficit du Japon s’élève à 120% de son PIB ! Dès lors, comment peuvent-ils se permettre d’imposer leur "bonne gouvernance" aux autres peuples ? N’est ce pas arrogant ?

    Vous évoquez certaines questions chinoises. Soit. Cela ouvre un autre débat. Nous aurions aimé connaître votre réponse à la question du jour.

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