Edito

Et si la France s’occupait plus de son économie en crise au lieu de montrer ses biceps ?

J.B. / 13 septembre 2013

Les États-Unis, la Chine et la France font partie du Conseil de Sécurité de l’ONU. Ce sont des puissances économiques et militaires. Alors que la France et les États-Unis sont empêtrés dans leurs attitudes guerrières, la Chine agit sur le front de l’économie. Deux conceptions de la marche du monde, dans un monde incertain. Jugez-en.

Toute l’opinion mondiale était suspendue durant une semaine sur les intentions des États-Unis et la France de vouloir bombarder la Syrie. Sans même attendre les résultats des enquêtes diligentées par l’ONU, ils ont sorti leur propre évaluation accusant le pouvoir en place en Syrie. C’était suffisant pour justifier l’entrée en guerre. C’est le type de réaction tendancieuse et qui ne trompe pas sur leur caractère manipulateur. À ce jour, les enquêteurs n’ont rien trouvé qui puisse accuser le pouvoir en place. Cela ne change rien à l’horreur du crime commis.

À l’autre bout du monde, la Chine, deuxième économie mondiale, avait gardé son sang-froid et appelé les pays occidentaux à la retenue. Le monde manque tellement de solidarité et de volontarisme pour faire face à des défis incommensurables, qu’il ne fallait pas se tromper sur les priorités du moment.

En effet, au Forum de Davos qui s’est tenu, hier, à Dalian, dans l’est du pays, le Premier ministre chinois, Li Keqiang a concentré son intervention sur la confiance qu’il affiche dans le maintien d’un développement stable et durable. Il a déclaré que la croissance de 7,5% de la Chine est un bon résultat en pleine crise. Il a déclaré : « le développement futur de la Chine doit s’appuyer sur la conservation des ressources et la protection de l’environnement et doit être tiré par l’innovation et les progrès technologiques. Cette croissance doit également être caractérisée par un nombre suffisant d’emplois et une hausse des revenus des familles ».

Au final, il a donné une leçon d’optimisme aux va-t’en-guerre occidentaux en ces termes : « lorsque je me tourne vers l’avenir, je vois de belles perspectives pour le développement chinois » . Et si la France s’occupait plus de son économie au lieu d’exhiber ses biceps ?

  J.B.


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