Edito

Et si la pluie ne tombe plus... que faisons-nous ?

J.B. / 31 octobre 2013

La pluie arrive au moment où les dégâts sont déjà élevés. Les élus et les professionnels ont du mal à sortir du conservatisme paralysant.

Toute la région Est et Nord a très touché par les conséquences de la sécheresse. La pénurie d’eau a affecté les plantations mais surtout les besoins domestiques. On ne compte pas les communiqués informant la population sur les coupures d’eau et sur les restrictions diverses. Compte tenu du mode de vie où l’hygiène et le lavage ont intégré l’habitat, les modifications dans la distribution d’eau ont terriblement perturbé les habitudes modernes. Certaines communes ont été contraintes à distribuer des citernes et à organiser des norias de camions. Aussi, l’arrivée du dernier « grain de pluie » a été très bénéfique même si cela n’est pas été suffisant pour reconstituer les nappes.

Ce moment positif risque d’être de courte durée sachant que personne ne peut dire quelle sera la situation dans quelques jours. Nous pouvons retrouver aussi bien un gros coup de soleil qui grille les plantations ou une avalasse qui emporte tout sur son parcours. Les images qui nous viennent de l’extérieur ne sont pas du tout réjouissantes. Elles montrent surtout des régions dévastées par l’inondation ou par les incendies. Nous sommes plus outillés pour faire face aux vents qu’à la violence des eaux. Ce qui nous attend, c’est imprévisible.

C’est pourquoi l’adaptation au changement climatique est un objectif qui ne peut pas souffrir de retard. Il ne faut pas se laisser surprendre par les évènements. Pour cela, chaque année, le gouvernement reçoit un rapport de l’ONERC sur la connaissance des phénomènes ainsi que sur les conséquences. Les élus n’ont donc plus aucune circonstance atténuante. Régulièrement le PCR rappelle ses propositions de bon sens. Mais le conservatisme l’emporte par dessus tout. Un seul exemple : dans la région Est-Nord, aucune initiative n’a été prise pour garder le maximum de pluie tombée. Les élus et les fermiers se sont contentés de gérer la pénurie avec plus ou moins de bonheur. Ils n’ont aucune conscience des dangers d’une situation qui se prolonge. Jamais la question d’une sécheresse durable n’a effleuré leurs esprits. C’est bien dommage.

J.B.


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