Edito

Face aux inondations, que faut-il faire ?

J.B. / 25 juin 2013

En ce début du mois de juin, l’actualité climatique a été marquée par les images et récits des inondations dans le sud de la France, précisément à Lourdes. Les dégâts sont considérables. La saison touristique est fichue. Des hôtels, des habitations et des commerces sont endommagés. C’est la deuxième fois que cette région est atteinte. Le Président Hollande a même fait le déplacement sur les lieux.

Quelques jours après, on apprend que l’Inde est terriblement touché par une mousson qui est arrivée avec 2 mois d’avance sur la saison cyclonique. Au 3e jour, on dénombrait déjà plus de 1.000 morts. Ces personnes ont été emportées par les eaux en furie ou par des glissements de terrain dans le nord du pays. Par ailleurs des opérations de secours ont été entreprises pour sauver de milliers de touristes bloqués dans l’Himalaya. Là encore, l’économie est lourdement touchée.

Selon Yashpal Arya, le ministre chargé de la gestion des catastrophes naturelles au sein du gouvernement de l’Uttarakhand, l’information officielle est en deçà du nombre de 1.000 morts annoncés car les secours avancent difficilement en raison des fortes précipitations. La situation sera plus claire quand les eaux auront baissé et les déchets enlevés. En effet, les rivières ont dévasté des maisons et des immeubles, et même des villages entiers. Des centaines de ponts ont été détruits.

Au Canada, selon Radio Canada, la ville de Calgary, capitale d’une région pétrolière, a été conduite à déplacer les habitants de son centre, ce week end, en raison de fortes inondations qui ont fait trois morts dans la région. De cette ville d’un million d’habitants, quelque 100.000 personnes avaient été appelées à évacuer. « Le centre est pratiquement vide, on ne voit que quelques rares passants et peu de voitures » , a déclaré Adam Klamar, un membre de services de sécurité participant aux opérations de secours.

Les 3 cas exposés montrent que les phénomènes d’inondation sont de plus en plus fréquents et n’épargnent rien. Les pouvoirs publics comme les privés ont beaucoup de mal à évaluer l’importance des dégâts, mais la facture s’annonce déjà élevée. L’an dernier, elle a été tellement considérable que les sociétés d’assurance ont été contraintes de débourser 310 milliards, en euro. C’est le moment de réfléchir sur notre capacité à anticiper et à adapter des mesures de prévention.

J.B.


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