Edito

Faudra-t-il attendre d’avoir le feu dans la maison pour que nos élu(e)s daignent s’activer ?

J.B. / 30 septembre 2013

Le GIEC a rendu son rapport sur l’état de santé de la planète qui nous abrite. C’était très attendu. Les conclusions dépassent ce qu’on pouvait attendre. D’aucuns pensent que le GIEC avait minimisé les rapports précédents. Que penser alors de ceux qui se sont moqués des scientifiques et politiques qui n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme ? À La Réunion, on en connaît un rayon.

Le GIEC rappelle que la planète se réchauffe et l’Homme est responsable de la crise et de son aggravation. Même, si on arrêtait aujourd’hui la production des gaz à effets de serre, les conséquences sont incalculables : la fonte des glaciers continuera d’augmenter le volume d’eau de mer, menaçant ainsi toutes les zones d’habitation proche du littoral. Les vents seront de plus en plus violents et plus fréquents, entraînant d’autres dégâts des eaux.

Les îles qui ont abrité des peuples pendant des siècles sont tout simplement menacées de disparition, et leurs populations se trouvent dans l’obligation de partir ou d’inventer toutes sortes de stratagèmes pour se protéger. Les habitants des îles comme Kiribati, Vanuatu, Maldives, etc. sont les premières sur la liste des réfugiés alors qu’ils ne produisent pas de CO2. C’est dramatique.

Il n’y a qu’à La Réunion où on parle de tout sauf de l’essentiel et on exhibe à longueur d’antenne des spécimens de créatures médiatiques à tête vide. C’est à La Réunion où l’on rêve de construction de route en pleine mer. Enfin, c’est aussi à La Réunion où la recrudescence des requins et des baleines dans nos eaux est réduite à une question de tourisme et d’argent...

Or, les dégâts sont déjà perceptibles sur le littoral et dans les lagons. Que faut-il encore démontrer pour que nos élu-e-s se maillent les fesses, c’est-à-dire qu’ils agissent, et vite !

J.B.


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