Edito

Fusillade à Saint-Benoît : nouvelle alerte pour la cohésion de la société réunionnaise

J.B. / 28 avril 2017

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Hier à Saint-Benoît, l’interpellation d’un jeune a tourné au drame. Au petit matin, les policiers d’élite du GIPN se sont présentés au domicile d’une famille de Saint-Benoît dont un membre s’était récemment converti à l’islam. Il était suspecté de « radicalisation » et était donc suivi de près par les policiers. Un communiqué du ministre de l’Intérieur et de la ministre des Outre-mer précise que cette opération était une « perquisition pour apologie de terrorisme ». Quand les policiers sont entrés, le jeune suspecté de « radicalisation » a riposté en tirant des coups de feu. Cette fusillade s’est conclue par trois blessés : un policier par le recul de son bouclier touché par un projectile, un autre par des éclats et le jeune par les policiers. Outre l’auteur des tirs contre les policiers, sa mère chez qui il réside a aussi été arrêtée. Une autre perquisition s’est déroulée chez le beau-frère du jeune, deux personnes sont reparties pour être interrogée par les policiers. Le parquet anti-terrorisme a été saisi, des enquêteurs doivent venir de Paris pour interrogé le jeune suspecté de « radicalisation ».

Les voisins ont été surpris. Ils décrivent un jeune sans histoire qui avait changé d’apparence physique depuis un mois. Ils étaient loin d’imaginer que son domicile aurait pu abriter des armes et qu’il puisse en faire usage.

En l’espace de quelques jours, La Réunion a fait la une de l’actualité à la suite de deux faits qui remettent en cause l’image du « vivre ensemble » qui caractérise notre île. Dimanche, c’était la seconde place de Marine Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle et hier une perquisition dans le cadre de l’état d’urgence qui a mal tourné. La fusillade d’hier s’inscrit dans une lutte à l’échelle du monde entre des extrémismes qui détournent la religion pour perpétuer des actes de violence.

Ce sont de nouvelles alertes qui soulignent que la cohésion de notre société est en jeu. Pour contrer la montée de tels dangers, il est nécessaire de réfléchir à leur cause. Notre île est en effet sensible à l’importation de phénomènes qui vont à l’encontre de ce que des générations de Réunionnais ont réussi à construire.

J.B.



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  • "Goyaves de France" pou di kosa lé meilleur, c’est en ces termes que les anciens parlaient des éléments extérieurs et importés à la Réunion. En pensant que tout ce qui provenait de France était plus gros plus gouteux, plus riche et important.Même notre culture, notre musique et à présent notre vivre ensemble ne sont plus épargnés. Malheureusement,cette "mode" de faire comme ailleurs, n’est pas bénéfique à la population. Après la "mode" des voitures brulés, les bus et bâtiments tagués, aujourd’hui sous prétexte de djihad, nos jeunes se détournent de l’essentiel : la vie des autres et la solidarité pour le bien de tous. Confrontés à une certaine manipulation médiatique et enrôlés par des esprits malveillants, ils s’isolent et perdent tout lucidité jusqu’à commettre le pire contre l’humanité. Notre rôle de communiste, c’est de rester à l’écoute de cette jeunesse fragilisée par le chômage et le manque de perspective afin qu’elle ne sombre pas. Un pied goyave, même goyave de France si lé pas occupé, le fruit y tombe et y pourri.

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