Edito

Hommage aux victimes de l’esclavage : La Réunion était à l’ONU

J.B. / 26 mars 2015

Hier avait lieu la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite. Cet événement est passé totalement inaperçu à La Réunion. Ce n’est pas le cas ailleurs dans le monde. L’ONU a donné une dimension très importante à cette commémoration, son secrétaire général a inauguré un monument qui sera visible de tous les visiteurs de l’organisation internationale. Voici quelques extraits du communiqué de l’ONU :

« À l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a dévoilé mercredi après-midi lors d’une cérémonie au siège de l’Organisation, à New York, un monument permanent destiné à commémorer dignement les victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique.
Construit sur l’esplanade des visiteurs, ce monument intitulé « l’Arche du retour » est destiné à rappeler aux visiteurs du monde entier les terribles répercussions de la traite des esclaves.
« Il nous aidera à panser les blessures, à remémorer le passé et à honorer le souvenir des victimes », a souligné Ban Ki-moon dans un message. (…)
Cette année, la Journée de commémoration est dédiée à la mémoire des nombreuses femmes qui ont souffert de la traite des esclaves et qui en sont mortes.
Selon M. Ban, « malgré l’atrocité des violences qu’elles ont subies – l’esclavage sexuel et reproductif, la prostitution forcée, les agressions sexuelles répétées, les grossesses forcées et la vente de leurs enfants, pour n’en citer que quelques-unes – ces femmes ont joué un rôle décisif pour préserver la dignité de leur communauté, et leur détermination et leur résistance courageuse n’ont été que trop souvent sous-estimées, voire oubliées ». »

Dans cette célébration, une Réunionnaise : Françoise Vergès. En qualité d’experte du Mémorial de Nantes et de professeur au Goldsmiths de l’Université de Londres, Françoise Vergès était intervenante hier au siège de l’ONU dans la conférence des organisations non-gouvernementales, aux côtés de Margaret Washington, professeur d’histoire, d’Elizabeth Maurer, directrice des programmes du Musée national de l’histoire des femmes, et de Eola Dance, du programme Network to Freedom.
La Réunion a donc participé activement à cet événement mondial par l’intermédiaire de l’ancienne directrice scientifique du projet de la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise.


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