Edito

Il y a urgence à agir

Témoignages.re / 10 août 2012

Il ne se passe pas de semaine sans qu’une information ne vienne confirmer l’état de catastrophe sociale dans lequel se trouve la société réunionnaise. La situation appelle un changement global et urgent pour redonner de la cohésion à l’ensemble.

Avant hier, la baisse de contrats aidés a placé les mairies à annoncer être dans l’impossibilité d’organiser la rentrée dans des conditions normales. Comme, on ne peut pas suspecter les responsables politiques parisiens d’être suicidaires, il faut croire que les priorités du gouvernement sont différentes des nôtres. Ce qui tend la situation à l’extrême.

Hier, c’est la note de conjoncture de l’IEDOM (Institut d’émission d’outre-mer) qui donne le tournis. En effet, il est écrit que la probabilité pour qu’une personne inscrite à Pôle emploi retrouve un emploi était de 425 jours, en fin 2011. Comme c’est un chiffre moyen, cela veut dire que dans la réalité certains chômeurs croupissent dans leur situation plus de 500 jours. Comment s’étonner ensuite que le nombre d’allocataires au RSA dépasse déjà 80.000 et que le nombre d’interdits bancaires s’élève à 22.500 personnes pour la même période considérée.

Derrière ces chiffres, il y a des hommes et des femmes, des familles entières qui doivent s’organiser tant bien que mal pour survivre et préparer la rentrée des classes de leurs enfants. Comment les enfants vivent-ils ces réalités sociales de minimas sociaux ? Comment peut-on parler à ces enfants d’égalité des chances, dans ces conditions ? Quelles perspectives et ambitions l’éducation nationale peut-elle inculquer à ces enfants dont la pression psychologique et sociale n’est pas de nature à entendre les paroles du professeur ?

Il y a vraiment urgence à agir. À la fin de la mandature actuelle, dans 5 ans, aura-t-on renversé la tendance ou alors laissé empirer la situation ?

J.B.



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  • Effectivement, il y a urgence à agir. Agir c’est changer de système. Changer de système, c’est de mettre fin aux monopoles économiques, politiques et médiatiques.
    L’emploi se trouve dans la création d’entreprises, le développement de l’agriculture, de la pêche, de l’exportation de nos produits fabriqués ou récoltés.
    Comment aboutir à ces mesures, sachant que les importateurs détruisent notre économie en important toujours plus. Plus ils importent, plus ils s’enrichissent. Comment développer notre pays avec une exportation de 6% ?
    Comment sortir de ce système en l’absence de volonté politique ?
    Car la plupart des élus sont inféodés à ces lobbies.
    Viens se greffer l’octroi de mer, une taxe sur les produits importés, dont les Réunionnais sont les seuls citoyens de la République à payer cet impôt féodal, datant du moyen âge, pour les intérêts de la Compagnie des Indes.
    Le montant de cet octroi est de 300 millions €. Plus il y a d’importations, plus ce montant augmente.
    Les municipalités reçoivent 80% de ces 300 millions. Le reste, partagé entre la Région et le Département.
    A partir de ces données, il est aisé de comprendre l’absence de volonté politique à sortir de ce système. Au contraire, l’entente est parfaite pour maintenir cette mesure coloniale.
    Il existe des dispositions européennes pour les régions ultrapériphériques des états de la Communauté, dont quelques îles en bénéficient, telles que Madère, les Açores, les Canaries. Ces dispositions de développement remettent en cause la politique d’importations et des intérêts de la classe, (caste ?), dirigeante.
    De même pour les emplois, un nombre croissant de métropolitains sont sur les postes et le marché du travail, défavorisant les résidents réunionnais, alors que les élus établissent des structures pour exiler notre élite intellectuelle et professionnelle. A la Région, c’est une métropolitaine, vic-présidente qui organise l’exil. Ils refusent de reconnaître les réseaux métropolitains qui maîtrisent l’invasion, puiqu’ils sont les cadres des établissemnts publics ou privés.
    Difficile de dire Zoreils dehors, alors que le système les invitent à venir plus nombreux.
    Moins de cerveaux réunionnais qui pourraient réagir défavorablement contre le système.
    Pour les autres, c’est le chômage, l’assistance et l’esclavage mental.
    Les seigneurs des fiefs municipaux manipulent et exercent absolument bien les instruments de l’assistance, du chantage à l’emploi, des contrats aidés et des petits bons de secours.
    Plus une commune a un taux de chômage élevé plus le maire en place obtient des voix, (exemple : Saint-Joseph, 52% de chômeurs, le Maire élu à plus de 72% ). Des résultats électoraux dignent des républiques bananières.
    Ces constats doivent ouvrir les débats pour appliquer des propositions dans l’intérêt des plus défavorisés et sortir La Réunion du système colonial.
    Aucun département, aucune région de l’héxagone pourrait accepter un tel désastre social.

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