Edito

Inondations : La Réunion parmi les plus vulnérables du monde

J.B. / 12 mars 2015

Le World Resources Institut vient de publier une étude sur les inondations. Aujourd’hui en moyenne, 21 millions de personnes sont touchées par les inondations. En 2030, ce nombre atteindra 54 millions à cause du changement climatique et du développement socio-économique pour une part plus faible. Cela représente l’équivalent de la population de la France d’il y a peu. L’étude révèle aussi que 80 % de ces victimes vivront dans 15 pays.

La hausse du nombre d’habitants concerné par le risque sera variable. À titre d’exemple, si aujourd’hui 2.000 personnes vivent dans une maison menacée par les inondations en Irlande, elles seront 48.500 en 2030. Au Pakistan, ce nombre passera de 700.000 à 3 millions, essentiellement à cause du changement climatique.
Actuellement, les inondations causent une perte économique de 96 millions de dollars, dont rien que 14 milliards uniquement pour l’Inde, et plus de 5 milliards pour le Bangladesh, soit plus de 5 points de PIB en moyenne pour ce pays situé à une altitude proche du niveau de la mer.

Le passage de Haliba s’est accompagné d’inondations. Tant que l’état de catastrophe naturelle n’est pas déclaré, les assurances ne marcheront pas pour ce type de sinistre, expliquait hier au Quotidien un représentant des assureurs.
Un document de la préfecture publié en décembre dernier indiquait qu’un Réunionnais sur quatre vit dans des zones potentiellement inondables. L’île est parcourue par un réseau de 30.000 kilomètres de ravines. Le passage d’une tempête tropicale modérée peut suffire à les remplir et alors la catastrophe n’est plus très loin.

Cette proportion place sans doute La Réunion parmi les pays du monde les plus concernées par ce risque. Si 15 millions de Français habitaient dans une zone inondable, l’adaptation à cette situation serait une des grandes priorité, bien avant la construction d’une route en mer. Mais à La Réunion, certains cultivent l’illusion d’un pays qui serait fermé au monde. Comme si le changement climatique s’arrêtait aux frontières de La Réunion. Haliba a rappelé la réalité et les priorités. Elles ne vont pas dans le sens du gaspillage de plusieurs milliards d’euros dans une route en mer.



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  • Il est vrai que "le changement climatique ne s’arrete pas aux frontières de la Réunion". Mais force de constater, ce n’est pas l’avis et les préoccupations de nos politiques locales. Leurs préoccupations majeures en sont à leurs réélections aux prochaines échéances électorales ; du style copier-coller programme commun à tous : chomage, emploi, logement, formation, sans pour autant se pencher correctement sur les sujets précités ; pour solution ; mais comme il en faut un programme, donnons un programme pour lecture, aux réunionnais... et point trait, et ensuite ça s’arrete à là....Tous du bipeau...
    Et pourtant notre île mérite bien plus que ça et mérite trés amplement et trés grandement une réflexion commune sur les problémes actuels que nous rencontrons : problèmes socio-politico-économiques, la misère, la pauvrété moderne, notre jeunesse errante, le viellissement de notre système dite de Mars 1946 qui n’est plus du tout adapté au jour d’aujourd’hui à notre société, des solutions immédiates aux problèmes de l’enclavement dus aux ravines en grue, "aux routes dites "calvaires", aux inondations des villes dues aux déversement et aux non-recuperation des eaux de ravines des hauts de l’iles. Tous ces problémes et encore... je suis tellement outrée par la non-preoccupation de nos politiques locales, que je dois surement en oublier..... Nous vivons dans une société moderne ou tous les moyens et les etudes peuvent etre menées pour des realisations dites faisables, réalistes et utiles pour la population réunionnaise. c’est ça la progression, le développement et le vouloir de l’épanouissement de notre ile. Et pourquoi ne pas réfléchir sur des investissements imminents pour la realisation de l’ensemble des ponts de liaison pour solutionner toutes ces ravines en grue... Et pourquoi ne pas réflechir sur la récuperation de toutes ces eaux pluviales inondant la partie basse des villes, Et pourquoi pas en faire des barrages styles hydrauliques ou filtrant avant déversement en mer, ou autres systèmes respectueux de l’environnement, je ne suis pas une expert, mais une réaliste. Fabiola NIRLO

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