Edito

Israël a perdu la face et s’est retiré

J.B. / 7 août 2014



L’agression d’Israël contre la population de Gaza a pris un nouveau tournant avec le retrait de son armée. Repli tactique ou alors prise de conscience d’une défaite qui ne dit pas son nom ? Car, enfin, qu’a-t-il gagné au bout de 21 jours d’intenses bombardements ?

Sur le plan mondial, la réprobation s’est vite transformée en condamnation. Le cas le plus significatif est celui de la France. Laurent Fabius a été obligé de mener une opération de rattrapage devant la tendance pro-israélienne de François Hollande, du début. Une plainte pour crime de guerre et crime contre l’Humanité a été introduite. On ne voit pas comment Israël pourrait échapper à la sanction. D’ailleurs, les bâtiments de l’ONU bombardés et détruits serviront de pièces à conviction pour montrer la détermination de l’Etat criminel. Jamais, l’isolement d’Israël n’avait atteint un tel niveau. D’ailleurs, cette agression a redonné une amplification au boycott des produits israéliens. La comparaison avec le pouvoir raciste sud-africain asphyxié par le boycott de ses produits est facile. Ce mouvement anti-israélien va continuer tant que Gaza n’aura pas pansé ses blessures. De statut de terroriste, le Hamas a reçu la sympathie du monde entier épris de justice. Les dégâts matériels sont considérables. Israël n’aura pas réussi à couper le Hamas de son peuple. Bien au contraire. Sur ce point, comme sur beaucoup d’autres, c’est un véritable échec pour l’agresseur.

Les manifestations exprimaient le soutien à la lutte des Palestiniens. Le mot d’ordre le plus entendu est la reconnaissance d’un Etat Palestinien. Sur ce plan, l’agression va accélérer le processus final. C’est probablement le plus grand échec d’Israël. Finie l’époque où l’opinion mondiale réclamait un Etat et des frontières sûres pour Israël. Bâton la change le boute. Devant des Palestiniens sans défense, Israël a perdu la face, ce qui l’a poussé au repli, laissant apparaître un paysage de désolation qui appelle à la solidarité agissante. Au bout, la levée du blocus de Gaza signera sa deuxième défaite d’envergure.

Au final, cette agression a révélé toute l’hypocrisie de l’Occident et ses complices parmi lesquels Obama, qui n’a pas hésité à alimenter l’armement d’Israël.

J.B.


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