Edito

L’action des uns, le vide des autres

LB / 14 novembre 2009

Dans notre édition de jeudi, nous avions émis une critique à l’intention de notre confrère du "JIR", en regrettant qu’il ait confondu les luttes des Réunionnais pour faire respecter le devoir de solidarité de l’État envers La Réunion avec une posture de mendicité. Mais le même jour, il publiait un éditorial qui félicitait les responsables d’Air Austral, de la Région et du Département d’avoir « fait poser l’A380 sur le sol réunionnais », un « instant magique et historique », un « moment aussi rare qu’exceptionnel ».
Il exprimait sa satisfaction de voir se réaliser un rêve car l’A380 est une « formidable machine des airs », « un avion extraordinaire », « un avion qui fait rêver ». Et en conclusion il soulignait la différence entre les Réunionnais qui réalisent un tel « exploit » et « ceux qui se réfugient dans le néant, nourrissent le sommeil en ne proposant rien, pas même un projet politique ».

Lorsque Yves Mont-Rouge a pris connaissance des propos tenus par les responsables "péi" de l’UMP avant-hier devant la presse au sujet des prochaines élections régionales, il s’est peut-être dit : voilà une nouvelle illustration de ce « néant ». Le sénateur fraudeur saint-andréen et le député-maire du Tampon n’ont rien proposé pour briser le mur qui coupe notre société en deux mondes.
Le pire est qu’ils ne cessent, depuis des dizaines d’années, de soutenir une politique discriminatoire contre la majorité des Réunionnais et de s’opposer à des mesures indispensables préconisées par le PCR pour préserver notre cohésion sociale. Bref : c’est le vide.

Lorsque la crise sociale éclate au début de l’année à La Réunion et dans les autres DOM et que le chef de l’État invite les populations à faire connaître leurs propositions pour relever nos défis, que font ses amis ici ? Rien ; ils ne proposent aucune solution ; et lorsque des collectivités comme la Région et le Département se retrouvent pour élaborer une contribution globale, ils vont jusqu’à menacer leurs collègues élus en leur demandant de ne pas participer à ce travail.
Quand Paul Vergès et ses alliés agissent pour leur pays, ceux d’en face se contentent de ne rien dire ou de les insulter. À l’action des uns, répond le vide des autres.

L. B.


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