Edito

L’autonomie énergétique est possible

J.B. / 28 décembre 2016

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Au début des années 1970, un premier choc pétrolier remit en cause la politique énergétique de l’Occident. C’était la fin du pétrole quasiment gratuit. La hausse du prix de cette matière première a provoqué des décisions. Des pays ont décidé de se tourner vers ou d’accélérer un programme de construction de centrales nucléaires. Le Danemark a préféré renoncer au nucléaire et se tourner vers les énergies renouvelables. À l’époque, tout était à faire. Cette décision a obligé les Danois à innover pour valoriser au mieux une source d’énergie : le vent.

Des éoliennes toujours plus grandes ont été construites. La première ferme en mer a été mise en service en 1991. Aujourd’hui, les cinq fermes éoliennes offshore et les 300 turbines à terre ont apporté une contribution décisive à un tournant : en 2015, plus de la moitié de l’électricité du Danemark a été produite à partir des énergies renouvelables. Cela se situe dans une feuille de route : la totalité de l’électricité produite à partir des énergies renouvelables en 2035, l’autonomie énergétique en 2050.

Le Danemark est un pays d’Europe occidentale avec un niveau de développement élevé. Il est peuplé de plus de 5 millions d’habitants et a d’importantes industries. Mais il a choisi une voie différente de ses voisins. Il a ainsi fait la promotion des modes de transports alternatifs à l’automobile. C’est pourquoi dans sa capitale, Copenhague, le nombre de vélos en circulation est supérieur à celui des voitures.

Ce pays rappelle que d’autres politiques sont possibles. C’est précisément la voie qu’empruntait notre île lorsqu’elle avait comme ambition l’autonomie énergétique en 2025. C’était le choix de l’avenir. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, et malheureusement La Réunion commence à accumuler des retards préjudiciables à la population. Car la dépendance aux énergies fossiles coûte cher. Les Réunionnais n’ont aucune influence sur la formation des prix. Il suffit que la valeur de l’euro se déprécie face au dollar pour qu’aussitôt les prix repartent à la hausse. Tant que la marche vers l’autonomie énergétique ne sera pas reprise, les Réunionnais continueront de payer cher une politique qui privilégie les énergies fossiles.

J.B.



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Messages






  • Qui dit énergie renouvelable, dit aussi solaire. Ce n’est pas le soleil qui manque à la Réunion et pourtant on n’exploite pas au maximum cette possibilité. La ministre de l’écologie et du développement durable, Ségolène Royal a récemment inauguré à titre expérimentale une route solaire en métropole, à Tourouvre dans l’Orne . Grâce aux capteurs solaires, cette route de 2.800 mètres carré, est capable alimenter 5000 habitations. La ministre prévoit la construction 1000 kilomètres de ce type de route d’ici 5 ans. Pourquoi nos élus ne font pas le forcing pour que la Réunion soit sur la liste des départements concernés. Les échos dans la presse métropolitaine ne font pas l’éloge de cette technologie notamment si elle est implantée dans le Nord de la France. Sur les forums, les lecteurs désapprouvent cette nouveauté. Mais ici à la Réunion, nous avons tous les atouts pour que cela fonctionne. Mieux vaut tard que jamais, alors sautons sur l’occasion afin d’augmenter notre autonomie énergique.
    Michel M

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