Edito

L’avenir, c’est le soleil. Le passé, c’est le pétrole

J.B. / 4 avril 2016

La Réunion dispose d’une énergie gratuite abondante, c’est le soleil. Jusqu’en 2010, les projets foisonnaient mais le rythme s’est ralenti depuis. Le changement de majorité à la Région n’y est pas étranger, ainsi que les décisions du gouvernement qui était alors du même parti que Didier Robert. Paris avait en effet décidé de baisser le prix de rachat de l’électricité produite à partir du soleil.

Dans notre région, le dynamisme est tout autre. Ainsi l’Afrique du Sud se distingue par deux projets. Le premier est l’aéroport Georges dans la province du Cap occidental. Il est devenu la semaine dernière le premier aéroport à énergie solaire en Afrique. La plupart des besoins énergétiques de l’aéroport sont fournis par 200 mètres carrés de panneaux photovoltaïques qui génèrent de l’électricité à partir des rayons du soleil. Il a un trafic d’environ 750.000 passagers par an.

Par ailleurs, la plus grande ferme solaire en Afrique sera lancée au courant de ce mois-ci dans la ville de De Aar dans le Cap-Nord. Le Groupe Energy Phelan a investi 255 millions de dollars dans ce projet qui a permis d’employer 2.000 personnes. Les panneaux solaires couvrent environ 90 hectares et peuvent être identifiés à partir de l’espace. Une fois opérationnelle, l’installation d’énergie solaire De Aar permettra de convertir l’énergie solaire en électricité en utilisant 167.000 Panneaux photovoltaïques (Pv) qui seront alimentés directement dans le réseau national d’électricité.

Selon ses promoteurs, l’opération devrait fournir assez d’électricité propre et renouvelable pour alimenter plus de 30.000 foyers sud-africains et éliminer plus de 82.040 tonnes d’émissions de CO2 chaque année.

Manifestement, le soleil peut créer de l’emploi et réduire la facture énergétique payée par les Réunionnais. Malheureusement, une autre orientation est prise par ceux qui ont la responsabilité de la politique énergétique à La Réunion. La dernière centrale électrique importante inaugurée dans notre île fonctionne avec du fuel, une énergie qu’il est nécessaire d’acheter et dont les Réunionnais ne fixent pas le prix. De plus, le projet de route en mer veut encore accroître la dépendance de La Réunion aux énergies fossiles.

Mais dans notre région, d’autres responsables politiques ont une vision d’avenir.


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