Edito

L’avenir de la filière canne-sucre se joue maintenant

J.B. / 24 mars 2017

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Dans deux mois, la campagne sucrière doit commencer. La récolte de la canne à sucre donne du travail à 18.000 personnes. Ce sont autant de familles concernées, ce qui veut dire qu’une part importante de la population est concernée.

Pour la première fois cette année, le sucre qui sera produit n’a pas la certitude d’être vendu. C’est la conséquence de la suppression des quotas sucriers. Jusqu’à présent, La Réunion a un quota qui est supérieur à sa production. Cela signifie que l’Union européenne s’engage à acheter le sucre invendu à un prix fixe supérieur au cours mondial. C’est à partir de cette sécurité que s’est jusqu’alors maintenue la filière canne-sucre à La Réunion, car c’est en fonction de ce prix qu’est calculé celui de la canne à sucre.

À partir du mois d’octobre, les quotas seront supprimés, la sécurité n’existera donc plus. Et à deux mois du début de la coupe, le prix de la canne à sucre n’est pas défini. Cette question n’est pas abordée par les candidats à la présidentielle. Elle est pourtant essentiel pour l’avenir de La Réunion.

J.B.


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