Edito

L’Église dans son siècle ?

J.B. / 20 juin 2015

À cinq mois de la conférence de Paris sur le climat, deux informations viennent rappeler l’importance du rendez-vous.
La première vient des États-Unis. La NOAA, administration des États-Unis chargée de l’observation de l’atmosphère affirme que le mois de mai qui vient de s’achever est le plus chaud jamais mesuré.
La seconde émane du Vatican. Le chef de l’Église catholique a publié jeudi une encyclique qui traite du changement climatique et de la pauvreté. Il pointe du doigt la responsabilité des êtres humains dans la catastrophe environnementale actuelle, ainsi que ses effets sociaux.

« L’humanité est appelée à prendre conscience de la nécessité de réaliser des changements de style de vie, de production et de consommation, pour combattre ce réchauffement ou, tout au moins, les causes humaines qui le provoquent ou l’accentuent », écrit le pape François. « De nombreuses études scientifiques signalent que la plus grande partie du réchauffement global des dernières décennies est due à la grande concentration de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, oxyde de nitrogène et autres) émis surtout à cause de l’activité humaine ».
Et d’énumérer une conséquence : « l’élévation du niveau de la mer, par exemple, peut créer des situations d’une extrême gravité si on tient compte du fait que le quart de la population mondiale vit au bord de la mer ou très proche, et que la plupart des mégapoles sont situées en zones côtières ».
Et de présenter une conclusion : « le changement climatique est un problème global aux graves répercussions environnementales, sociales, économiques, distributives ainsi que politiques, et constitue l’un des principaux défis actuels pour l’humanité. Les pires conséquences retomberont probablement au cours des prochaines décennies sur les pays en développement ».

Le pape rappelle les responsabilités et les victimes. L’annonce du NOAA confirme que le chef d’État du Vatican veut placer son église dans son siècle.


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